SCENE XVII
les mêmes , JUDAS , puis LA MÈRE MARTEL et ADÉLAÏDE.
judas, accourant.
Qu'est ce que vous faites donc là?. . . je vous croyais à la besogne.
Isidore , virement.
Justement, voilà le ciampin qui vous met en avant.
JUDAS
Qu'est-ce que c'est?
ISIDORE , saisissant Judas.
Eh bien î oui, je vous attaque corps à corps. . .
COLIGNON, faisant ranger le monde, tomme si Isidore et Judas allaient se battre.
Faites de la place !
Vous semez la zizanie , les pièces cent-sous , et personne ne vous connaît.
MARTEL
Si, il s'est battu dans les trois jours.
ISIDORE
C'est lui qui le dit. . . Où était-il?
judas , avec aplomb.
Partout. . . A Babylone î
ISIDORE
Pas vrai ! j' t'y ai pas vu.
JUDAS
Au Louvre !
MARTEL
Ah ! j'y étais , et j' te connais pas.
judas , se troublant.
Ah î c'est que dans ce moment là je prenais les Tuileries . . .
COLïGNON.
Prenez garde , mon cher , je suis le cent- trente-deuxième qu'est entré le premier aux Tuileries , et j' n'ai pas souvenir . . .
LE GARÇON marchand de VIN, perçant la foule. V crois bien. . . il était caché* dans la cave du bourgeois, au fond d'un tonneau . . .
Au fond d'un tonneau ! . . . alors, il a fui !.. .
ISIDORE
Il a les mains propres !
TOUS
C'est un mouchard !
COLIGNON.
Ne lui faites pas de mal . . . Qu'on l'arrête et qu'on le fouille ... ( On le prend au collvL )
MARTEL
Tenez bien...
( Judas se hais se; la veste leur reste en deux dans les mains; il se sauve a toutes jambes. — On veut le poursuivre. — Mouvement, — On entend la marche suivante. )