COLLIGNON
Encore un porichinel de jésuite I
ADÉLAÏDE
Je n' suis plus étonné qu'il s'est sauvé dès qu'il a vu la garde nationale.
MÈRE MARTEL
Preuve qu'il s' sentait fautive . . .
COLIGNON, câlinant,
Pardine ! il n'y a que les mal agissans qui craignent la garde nationale . . . Dieu ! ma brave garde nationale ! . . . y passe devant tous les postes , moi , j'ai pas peur. . . Vive la garde nationale I
BERNARD
C'est ça, mes amis* . . n'écoutez pas tous ces donneurs de conseils... c'est de l'ancienne boutique... Soyons calmes, paisibles. . . Si nous avons quelque chose de juste à demander, pourquoi faire du bruit?... N'avons-nous pas le bon droit pour chacun, et Philippe pour tout le monde.
air de Julie.
Que l'amour de l'indépendance Ne vous fass' pas oublier votr' devoir ;
Distinguez toujours la licence
Des droits que vous pouvez avoir !
Mes chers amis . que la paix vous soit chère , Que le bon ordr' par vous soit respecté : Vous êtes tous enfans d' la liberté ,
Ne déchirez pas votre mère î
MARTEL
11 a raison , retournons aux ateliers!
TOUS
Oui , il a raison ; retournons aux ateliers !
MARTEL
Monsieur Bernard , nous allons en faire le r'double.
COLIGNON.
,P vas seul'ment d'mander la permission à mon bourgeois d'aller rendre les derniers d'voirs à mon oncle. . . et. . .
ISIDORE, riant.
C'est pas la peine, . . il t'attend d'main à diner.
coliGNON, sautant.
Hein î où ça ?
Chez lui . . . rue .Tean-Pain-Mollet.
COLIgtïon , regardant Isidore,
Mon oncle ! . . . Ah ! farceur , ta vas sur mes brisées . • . to fais des colles î . . . Eh bien ! j'en suis content. C pauyre oncle ! j'aime mieux boire à sa santé. , . Mes amis y je propose un repas dédié à l'ordre public.
TOUS
Ça y est!
BERNARD
Nous en faisons les avances . . .
ISIDORE
Ça s'ra pour nos fiançailles.
MARTEL
Ça r'mettra d' l'harmonie . . .
COLIGNON.
Oui. . . on d'vrait donner des banquets tous les jours... on n'en donne pas assez . . . vlàF mal...
CHŒUR
air : Tape y frappe.
Plus de guerres !
D' partis contraires !
Mes amis , Soyons tous unis!
Pour la France Il n'est plus d' souffrance , Quand ses fils Sont tous réunis !