‹ La famille du baron; vaudeville épisodique en un acte (volume 2)Chapitre 266 sur 267 · COLLIGNON · texte numérisé non relu

COLLIGNON

Encore un porichinel de jésuite I

ADÉLAÏDE

Je n' suis plus étonné qu'il s'est sauvé dès qu'il a vu la garde nationale.

MÈRE MARTEL

Preuve qu'il s' sentait fautive . . .

COLIGNON, câlinant,

Pardine ! il n'y a que les mal agissans qui craignent la garde nationale . . . Dieu ! ma brave garde nationale ! . . . y passe devant tous les postes , moi , j'ai pas peur. . . Vive la garde nationale I

BERNARD

C'est ça, mes amis* . . n'écoutez pas tous ces donneurs de conseils... c'est de l'ancienne boutique... Soyons calmes, paisibles. . . Si nous avons quelque chose de juste à demander, pourquoi faire du bruit?... N'avons-nous pas le bon droit pour chacun, et Philippe pour tout le monde.

air de Julie.

Que l'amour de l'indépendance Ne vous fass' pas oublier votr' devoir ;

Distinguez toujours la licence

Des droits que vous pouvez avoir !

Mes chers amis . que la paix vous soit chère , Que le bon ordr' par vous soit respecté : Vous êtes tous enfans d' la liberté ,

Ne déchirez pas votre mère î

MARTEL

11 a raison , retournons aux ateliers!

TOUS

Oui , il a raison ; retournons aux ateliers !

MARTEL

Monsieur Bernard , nous allons en faire le r'double.

COLIGNON.

,P vas seul'ment d'mander la permission à mon bourgeois d'aller rendre les derniers d'voirs à mon oncle. . . et. . .

ISIDORE, riant.

C'est pas la peine, . . il t'attend d'main à diner.

coliGNON, sautant.

Hein î où ça ?

Chez lui . . . rue .Tean-Pain-Mollet.

COLIgtïon , regardant Isidore,

Mon oncle ! . . . Ah ! farceur , ta vas sur mes brisées . • . to fais des colles î . . . Eh bien ! j'en suis content. C pauyre oncle ! j'aime mieux boire à sa santé. , . Mes amis y je propose un repas dédié à l'ordre public.

TOUS

Ça y est!

BERNARD

Nous en faisons les avances . . .

ISIDORE

Ça s'ra pour nos fiançailles.

MARTEL

Ça r'mettra d' l'harmonie . . .

COLIGNON.

Oui. . . on d'vrait donner des banquets tous les jours... on n'en donne pas assez . . . vlàF mal...

CHŒUR

air : Tape y frappe.

Plus de guerres !

D' partis contraires !

Mes amis , Soyons tous unis!

Pour la France Il n'est plus d' souffrance , Quand ses fils Sont tous réunis !

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