SCÈNE X
A BARONNE, revenant à elle, PILZOW, et tout le Bal, accourant successivement, chacun a son masque à la main.
( Le morceau de musique continue. ) CHŒUR.
Pourquoi ces cris, quelle rumeur soudaine?
la baronne , émue et regardant de tous côtés.
Le prince ! ô ciel ! comment le protéger ?
tous , l'entourant.
Que dites-vous?
LA BARONNE
On l'enlève , on l'entraîne Loin de ces lieux.
TOUS
Ah! courons le venger.
ENSEMBLE
CHŒUR
Quel attentat ! quel complot effroyable ! Des ravisseurs suivons vite les pas ; Venez , amis , quel que soit le coupable , A son destin il n'échappera pas.
LA BARONNE
Quel attentat ! quel complot effroyable ! Ah ! que ne puis-je, hélas ! suivre leurs pas, En vain , son cœur envers moi fut coupable , Le mien au moins ne le trahira pas.
piLZOW{ à part.
Je suis vengé ! bonheur inexprimable!
De la parjure il faut suivre les pas ; Seul maintenant, je suis lep'us aimable,' Et son amour ne m'échappera pas.
TOUS
Contre ce prince aimable , Quel complot effroyable !
Quel est donc le coupable?
Amis , suivons ses pas.
( Ils sortent en désordre. )