SCÈNE IV
les mêmes, PHILIPPE, accourant du fond vers Rose, et lui prenant Vautre main. ( i ) — Le jour vient graduellement.)
Philippe , essoufflé.
Où allez-vous, Mam'zelle?
rose , poussant un cri.
Philippe! {La Musique reprend.)
( Les regardant alternativement. )
Quel mystère ! o ciel ! mon trouble augmente. Quel est donc celui Que je prenais pour mon mari?
D'effroi je me sens toute tremblante.
!(' A Philippe. )
Près d'moi , mon ami , Tu viens à propos , Dieu merci.
PHILIPPE
C'est monseigneur qui me représente.
Vraiment c'est joli
D' prendre ainsi
La plac' d'un mari.
D'effroi mon âme est toute tremblante !
Ne crains rien ici , Car j'arrive à temps , Dieu merci.
x,e prince , riant.
Pauvre enfant l elle est toute tremblante
De trouver ici Deux amans au lieu d'un mari. L'aventure aurait été charmante ,
Si ce cher ami Fut arrivé plus tard ici.
( Jour entier. )
le prince , à Philippe (2).
Comment, te voilà déjà; nous étions convenus que lu m'attendrais à la taverne.
(2) Il a le costume de la première Scène du premier Acte , et le domino rose sur le bras.
(3) Rose , Philippe, le Prince.
PHILIPPE
C'est ça , vous nrauriez joliment fait croquer le marmot. Ah ! vous devriez rougir , mon prince.
ROSE j reculant, O ciel ! . . . le prince que je croyais en route.
PHILIPPE
Il allait me faire faire un beau chemin.
LE PRINCE
Pourquoi laisses-tu passer l'heure du rendez-vous ?
PHILIPPE
Est-ce que je pouvais y être, puisque je voyageais pour vous ?
LE PRINCE
Pour moi?
D'où viens-tu donc ?
PHILIPPE
De me promener encarosse, avec quatre grands estaffiers en guise de pages.