LA FAMILXE DU BARON
DESTAILLIS.
Datout, du tout... attendez seulement que je sois à mon point... m'y voîcî.
CORINNE
Cela me rappelle mon mari , qui, depuis qu'il n'était plus chambellan , se mettait tous les matins à sa fenêtre pour voir arriver une préfecture.
DESTAILLIS. Je ne vois rien.
CORINNE
C'est justement ce qu'il médisait... Attendez... attendez que faille à votre aide.
YARIWVILLB.
kiKi'Le briquet frappe la pîerre.
Diaprés un usage aiitî(}ae, Toujours dans les ilénoûndens ^ ' 11 nous tombait des parens Du ciel ou de rAme'rIque...,.
Que h*en vienl-ll aujourd'hui ?
DESTAILLIS.
J'en crois voir un , dieu merci ; Mais si loin , si loin d*îcL.-.
OSCAR
11 tarde bien à paraître.
YARINVIL6B.
N'en soyez pas c'tonnés ; \A part^) Ceux que le cîel m^a donnés.
Quand j'y pense , doivent être Des parens bien éloignés.
DESTAILLIS, llapproche... il approche... et ce doit être lui... quoique cette fois- ci ce ne soit point un landau.
CORINNE
Qu'est-ce donc?
DESTAILLTS.
Voyez vous-même ( Pendant qu'Us sont iqus à regarder à
la fenêtre^ Saint-Y^es^ qui a pris un costume d'oncle, sort fur-
iîçement du cabinet et se glisse en dehors par la porte du fond, )
CORINNE
Oui, c'est une briska... ou plutôt une berline... Ah! mon
Dieu ! je vois les mattres sur le siège , et des chiens dans la voilure*
DESTAÏLLIS.
Ce sont des Anglais.
CORINNE
C'est juste... ils n'en font jamais d'autres... trois l>oul« dogues la tête à la portière.
SAINT-YVES, m ehors.
Hum... hum.«.