‹ La famille du baron, vaudeville épisodique en un acteChapitre 9 sur 25 · SCÈNE YII · texte numérisé non relu

SCÈNE YII

VARINVILLE, COMNNE, DESTAILLIS, OSCAR.

VARINVILLE,Àpflr/.

Allons, me voilà un frère qui m'est venu bien à propos.

OSGAK , à Destailiis, Oui, vous dis-je««. on jeone homme charmant.

CORINNE

Le frère de M. de Yariu ville.

DRSTAILLIS.

Son frère. Eh bien, je vous apporte aussi de bonnes nouvelles, car voilà son oncle.

TOUS

Son oncle !

VAHmyUXE, étonne.

Celui-là est un peu fort.

DESTAILLIS.

Oui, mon cher ami... j'ai aperçu un landau jaune.

VARÏNVILLE.

Vraiment ! (A part. ) 11 n'en manque pas sur la grande route.

DESTAILLIS.

Et ce doit être le marquis, parce qu'un landau annonce toujours ime fortune respectable et légitime. VARINYILLE,àpffr/.

Oui, légitime... comme moi.

DESTAILLIS.

Il y en avait même deux qui se croisaient.

Air du vaudeviile de Partie carrée.

Je voudrais bien savoir qui ce peut étrç.

VARINVILLB.

Quelque seigneur, quelque actear en congé.

DESTAILLIS.

L*un, cependant, si je puis m*y connaître, Marcbe à pas lents, tant il parait chargé..... L'autre n'a rien , et son allure est vive.

VAUDEVILLE ÉPISODIQUE. a5

VARINVILLE.

Ce doit être , d'après cela , * Deax receveurs , dont l*an arrive ,

Et dont Fautre s*en va.

DEÇTAlLtïS.

Du tout... il y en a au itioins un qui est votre oncle.

VARINVILLE.

On entendrait déjà la voiture.

DESTAILLIS.

Non pas : elle a dû rester au bas de la montagne qui domine la ville... c'est un avantage de mon château... Il e$t tellement bien situé , que rien n'ypeut arriver... pas même les voitures... c'est une position militaire bien agréable.

VARINVILLE, <i/?ar/.

En tems de paix !

DESTAILLIS.

Vous entendez bien que je m'y connais... un ancien mousqnetaire.

OSCAR

Il faut aller au*dâvant de lui.

Lui offrir le bras.

VARINVILLE.

Je vous répète que vous vous êtes trompé,., et qu'il est impossible...

DESTAILLIS.

Comment? impossible !... vous pouvez d'ici apercevoir au bas de la montagne... ( Regardant. ) C'est singulier... je ne vois plus sa voilure, ni aucune autre. *

CORINNE

Les oncles ont toujours la vue basse... vous surtout.

HESTAILLIS.

Oui; mais j'ai là ma l^mgue-^iie*.. ime longue- vue anglaise.

CORINNE

Qui pourrait bien vous tromper... elles sont sujettes à cautian.

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