‹ La famille et le mariage chrétien [microforme]Chapitre 2 sur 41 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

La valeur édueative de la famille.

Exposé du problème.

LA La famille à elle seule comprend quatre formes de sociétés, dont deux sont essentielles, et les deux autres, complémentaires: 1° La société des époux entre eux ; c'est la s0ciété conjugale; 2° la société des parents et des enfants, LEP que l'on désigne sous le nom se société paternelle; 3° la société patriarcale comprenant, en outre, les ascendants ; l'aïeul, les oncles, les tantes : tous les vivants qui font partie de la lignée, et, sous l'autorité du patriarche, de l’aïeul, constituent comme un petit royaume familial. 4° Enfin, à la famille se rattachent tous ceux qui, à titre de serviteurs, : d'hôtes habituels, de commensaux, etc., participent à sa vie, subissent son influence, ou exercent sur elle une influence habituelle ; en un mot tous ceux qui prolongent pour ainsi dire, la famille au-delà des lens du sang. De là résulte ce que l'on peut appeler la société domestique, an sens le plus large du mot. Or, à ce quadruple point de vue, la famille est un incomparable foyer de vertus morales, individuelles et sociales, lorsqu'elle repose sur sa véritable base, à savoir l'esprit chrétien. Car le seul véritable point d'appui de l’esprit de famille, c’est l’esprit chrétien ; et cette dépendance se double d’une solidarité, en vertu de laquelle, l'esprit de famille est, à son tour, un des plus fermes remparts de

l'esprit chrétien, pour l'individu et pour la société. Nous nous proposons de développer ce principe, dans les lignes suivantes, au point de vue des quatre formes différentes que peut revêtir la société familiale.

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