XVI. LE MARIAGE — CONSEILS AUX FILLES
Apprenez, ma chère enfant, à aimer la vérité et là simplicité en toutes choses ; ne soyez jamais désoccupée ; mais formez-vous aux vertus et aux talents du ménage, et attendez ainsi, dans une
grande quiétude d'esprit et de cœur, qu'on vous présente celui qui doit vous donner son nom et l'auguste dignité de mère de famille. Examinez-le avec le calme de la sagesse, jugez-le dans ses qualités vraies et solides. Il devra avoir de la religion, des mœurs, l'amour du travail et de l'ordre, un état qui convienne à votre condition, et alors vous pourrez sans crainte l'accepter pour époux.
Ma tendresse pour vous, ma chère fille, me fait frémir, lorsque je pense que vous seriez peut-être du nombre de ces infortunées qui passent la vie dans les larmes. Aussi pour guider vos pas dans une carrière où les épines sont semées à côté des fleurs, crois-je nécessaire de vous retracer les principes qui toujours ont servi de base au bonheur domestique.