TROISIÈME PARTIE
vous l'aurez vous-mêmes étudiée longtemps avec un esprit tranquille.
Il faut que la naissance, mais surtout l'éducation,' soient égales des deux côtés, que les âges soient proportionnés, que les fortunes soient à peu près les mêmes. Il faut que les goûts soient bien connus ; que l'amour du travail, de l'ordre, de l'économie, et l'habitude des bonnes mœurs depuis longtemps contractée et bien établie, vous assurent et garantissent l'avenir.
Heureux, trois fois heureux serez-vous, si vous trouvez ces qualités réunies dans une personne qui en aura hérité de ses pères.
On n'est sûr que des vertus qui tiennent au sang, celles-là seules ne se démentent jamais. C'est pourquoi il faut vous attacher à une bonne race. • L'expérience vous le dit, mes chers fils, les maisons se soutiennent et prospèrent par les bons mariages ainsi contractés ; elles se ruinent et se déshonorent par les mauvais. Regardez autour de vous, et jugez si j'exagère.
Vous lirez un jour ces derniers témoignages de ma tendresse. J'exige que, ce jour-là, en pensant à votre père et à tout ce que vous devez à sa mémoire, vous fassiez le serment solennel de ne jamais vous mésallier.