XIX. LES SERVITEURS ET SUBORDONNÉS
N'oubliez jamais que vous devrez à vos domestiques : secours dans leurs maux, indulgence pour leurs faiblesses, justice pour leurs réclamations, bon exemple et instruction pour tout ce qui a rapport à leur conduite chrétienne.
Il ne suffit pas de leur payer exactement leur salaire, chose essentielle et qui s'impose à tout honnête homme ; il faut veiller aussi à leurs mœurs et leur témoigner l'intérêt qu'ils méritent.
Vous serez obligés de les reprendre, c'est un devoir pour vous ; mais faites-le avec douceur, charité et affection, c'en est un autre non moins commandé par Dieu. Ils sont hommes comme nous ; ils sont assez malheureux d'être astreints à se plier tout le jour à nos volontés, sans avoir la liberté de s'en plaindre. Y a-t-il rien de plus dur que cet état ? Et, quand on sait penser, ne doit-on pas chercher à l'adoucir par un air de bonté, ou par un mot de bienveillance. M Lorsqu'un mot peut rendre un homme heureux, disait Louis XIV, quel cœur serait assez dur pour ne pas le lui dire ? "
Enfin, ne les oubliez pas dans leurs vieux jours, s'ils vous demeurent attachés et fidèles. Réservezleur une place dans votre testament.