TROISIÈME PARTIE
tournerais ma bénédiction de dessus la tête de celui qui intenterait un procès à ses frères ou à ses sœurs.
Si, contre toute attente, il s'élevait quelques difficultés, par le respect que vous aurez pour ma mémoire, faites vider tout différend par arbitres.
Je vous recommande d'honorer votre mère d'un respect tout particulier, d'avoir à son égard une tendresse sans bornes et une soumission absolue. Vous lui devez tout ce que vous êtes et tout ce que vous avez. Par son économie, elle vous a conservé les biens de la famille, par ses exemples et ses leçons, elle vous a donné toutes les vertus que vous pouvez avoir, et c'est dans son sang que vous avez puisé vos bonnes inclinations.
A vous maintenant de la rendre heureuse, vous accomplirez envers elle vos devoirs et les miens.
Je lui laisse en mourant mon cœur qui vous aima, et mon autorité qui vous protégea. C'est votre père qui vous parlera par sa bouche, et c'est lui qui, vous serrant dans ses bras, revivra dans son cœur pour vous aimer.