QUATRIÈME PARTIE
être présentée, daignez la recevoir, Monseigneur, non pas à cause de sa valeur, mais en faveur du sentiment qui la donne, et qui regrette de ne pouvoir donner plus.
En terminant, Monseigneur, et avant de tomber à vos genoux sous cette main qui a fait fleurir le désert, permettez-nous de vous exprimer le vœu de nos cœurs :
De même que vous avez été pendant longtemps le plus jeune évêque de la chrétienté, ainsi puissiez - vous, Monseigneur, pour la gloire du Canada et le bonheur de vos chères ouailles du Nord-Ouest, descendre clans le repos de la tombe le plus rempli de jours et le plus chargé de mérites !
Daignez, Monseigneur, accepter avec leur légère offrande, ces sentiments et ces vœux des élèves de l'Académie Commerciale Catholique de Montréal, et laisser tomber sur eux la bénédiction des apôtres dont vous êtes le confrère et le digne successeur.
Montréal, 5 Décembre, 1876.
Adresse des Elèves de l'Académie Com. Cath. de Montréal à Monseigneur E. C. Fabre, Evêque de Montréal, à l'occasion de son départ pour Rome le 20 Mai, 1879.
Monseigneur,
Qu'il plaise à Votre Grandeur de permettre an
Principal, au Directeur et aux Professeurs de
l'Académie Commerciale Catholique et de l'Ecole
Polytechnique de lui exprimer la joie qu'ils éprouvent en ce jour en recevant votre bienveillante visite.
Cette, joie qui fait battre nos cœurs chaque fois que Votre Grandeur paraît au milieu de nous, revêt dans la circonstance actuelle un caractère spécial, et provoque de notre part un sentiment plus intime de reconnaissance et de vénération ; car, aujourd'hui, Monseigneur, vous venez ici, sinon avec un cœur plus paternel et plus dévoué qu'à l'ordinaire, du moins avec des mains plus remplies des trésors de la sainte Eglise. Et ces mains bénies, qui viennent de semer abondamment le bon grain dans la paroisse de Notre-Dame, — ce champ du père de famille que vous cultivez avec tant de zèle— ne veulent pas se refermer sans laisser tomber sur nos têtes la part de bénédictions à laquelle nous avons droit, quoique nous formions le plus humble troupeau de votre bercail. Merci, Monseigneur, pour cette sollicitude pastorale qui ne néglige rien, parce qu'elle veut rendre à Dieu un compte exact et fidèle à Celui qui paît les brebis et les agneaux.
A l'exemple du divin Pasteur, Votre Grandeur veut faire de tous ses enfants une seule famille, unie dans ses membres par les mêmes principes et la même charité, accomplissant dans la diversité le grand œuvre de l'unité.
Heureux les Canadiens tant qu'ils se conformeront à ce vœu de leurs pontifes ! heureux tant qu'ils mettront en pratique ces grands principes