‹ La famille et ses traditionsChapitre 151 sur 235 · EN PROSE ET EN VERS · texte numérisé non relu

EN PROSE ET EN VERS

" Trois amours, disais-je au début de cette étude, s'imposent au cœur de l'homme avant tous les autres amours : la Religion, la Patrie, la Famille. Ces trois amours, — les seuls légitimes, — ont été chantés sur tous les tons, depuis les versets inspirés de Moïse jusqu'aux plus humbles essais de la muse contemporaine. Ils remplissent le ciel et la terre."

Entre ces trois amours il existe des rapports d'harmonie, d'intelligibilité, d'analogie, de confirmation réciproque, et cependant de suprématie en faveur de la Religion.

Ces rapports se montrent *à chaque page de mon livre, tantôt sous la forme austère du précepte, tantôt sous la forme plus gracieuse et plus persuasive de l'exemple.

Mais, pour ne pas faire perdre de vue le précepte, je ne devais pas, dans le cours de l'ouvrage, trop

multiplier les citations, quelque belles et quelque attrayantes qu'elles eussent été. C'est pourquoi l'ai dû me restreindre à un petit nombre, en laissant de côté toute une moisson de fleurs charmantes et de fruits délicieux.

C'est cette moisson odoriférante, que j ai cueillie avec tant d'amour dans les champs fertiles de l'Eloquence et dans les parterres fleuris de la Poésie, que je vais maintenant vous distribuer, bien aimées familles de mon pays.

Puisse-t-elle être, à la fois, une lumière pour vos intelligences et une nourriture pour vos cœurs !

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