PREFACE XXIII
et plus sévères qui précèdent. Tous les âges, tous les états de la vie trouveront dans cette partie une direction sûre puisée aux sources les plus pures et les plus élevées, et toutes les joies et toutes les peines du cœur entendront des échos sympathiques leur répondre. C'est un combat entre la prose et la poésie à qui nous présentera la plus belle pensée, la plus gracieuse image et les plus nobles sentiments.
J'y reproduis en entier les deux grands chefsd'œuvre de l'éloquence canadienne : le discours prononcé, le 18 Juillet 1855, par l'Hon. P. J. 0. Chauveau en l'honneur des braves tombés sur les Plaines d'Abraham, le 28 Avril 1760, — et celui que M, le Juge Routhier prononça au Congrès catholique de Québec du 25 Juin 1880, sur " La nationalité canadienne-française et la religion catholique."
J'espère que personne ne trouvera cette dernière partie trop longue.
J'aurais voulu insérer dans le corps de mon ouvrage, à côté des modèles empruntés à la France, un plus grand nombre de documents nationaux ; mais trois choses me font également défaut sous ce rapport : l'espace, le temps et la matière. J'espère que ces trois choses seront mises à ma disposition^ clans un prochain avenir, et que je pourrai ainsi compléter ce que je n'ai pu qu'ébaucher dans ce premier travail.
Je prie donc les familles canadiennes qui ont en leur possession quelques écrits de leurs ancêtres ou de leurs parents, de vouloir bien les exhumer de la poussière où ils dorment sans profit, comme