‹ La famille et ses traditionsChapitre 17 sur 235 · XXIV PREFACE · texte numérisé non relu

XXIV PREFACE

le talent enfoui dont parle l'Ecriture, et de vouloir bien me les passer : j'en ferai un bouquet dont ils seront fiers, je l'espère, de respirer les suaves parfums. Si l'on tient à garder l'anonyme, je me ferai un devoir de respecter ce droit et de me conformer à cette volonté ; le bon exemple sera donné tout de même, et à l'heure marquée par la Providence il produira ses heureux effets. Mais si l'on veut bien m' autoriser à publier les noms, je me réjouirai de mettre sur le chandelier la lumière du bon exemple, et de faire connaître ainsi les vertus cachées de la famille. Que ne suis-je un M. de Ribbe pour leur donner l'immortalité !

Il me reste maintenant à dire un mot de la forme de mon livre.

Des amis, dont j'admire le savoir et dont je respecte l'opinion, m'ont conseillé d'ôter à mon ouvrage la forme de la conférence, que lui imposa la force des circonstances, pour lui donner la physionomie plus grave et plus recueillie, j'allais dire plus endimanchée, du livre. Ils ont sans doute raison, et je les remercie du conseil qu'ils me donnent de bon cœur, je le sais. Mais, pour me conformer à leur manière de voir, il me faudrait faire subir à mon ouvrage des modifications que le temps ne me permet pas de lui donner. Je lui conserve clone sa forme primitive, et je crois que ce n'est que justice. C'est sous cette forme, en effet, qu'il s'est présenté pour la première fois au public bienveillant de l'Ecole Normale Jacques-Cartier ; c'est sous cette forme qu'il a eu l'honneur de plaire et d'intéresser, et qu'il a recueilli ces sympathies

Page 1