‹ La famille et ses traditionsChapitre 208 sur 235 · LE LAC DE BELOEIL · texte numérisé non relu

LE LAC DE BELOEIL

Qui n'aime à visiter ta montagne rustique, 0 lac qui, suspendu sur vingt sommets hardis, Dans ton lit d'algue verte au soleil resplendis Gomme un joyau tombé d'un écrin fantastique ?

Quel mystère se cache en tes flots engourdis ? Ta vague a-t-elle éteint quelque cratère antique ? Ou bien Dieu mit-il là ton urne poétique Pour servir de miroir aux saints du paradis ?

Caché, comme un ermite, en ces monts solitaires, Tu ressembles, ô lac î à ces âmes austères Qui vers tout idéal se tournent avec foi.

Gomme elles, aux regards des hommes tu te voiles ; Calme, le jour, — le soir, tu souris aux étoiles; Et puis il faut monter pour aller jusqu'à toi !

Louis-H. Fréchette.

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