CINQUIÈME PARTIE
Bienvenue aux enfants de la veille Acadie !
Voyez ! leur tige reverdie Relève avec effort ses rameaux florissants : Sur les rives du golfe aux bords de l'Atlantique
Ces fils d'une race héroïque Fidèles au passé vont toujours grandissants î
M. J. A. Poisson.
Arthabaska, 24 Juin, 1880.
11 La famille est le cœur même de l'homme ; elle y verse l'amour sous toutes les formes qu'il a reçues de Dieu, et ce qu'il nous en reste en dehors d'elle est une goutte trop rare et trop amère pour nous contenter. "
R. P. Lacordaire.
LE PÈRE EST LE REPRÉSENTANT DE DIEU POUR CORRIGER DANS LA JEUNESSE LE MAL DU VICE ORIGINEL.
Prov. 29, 17. Instruis ton fils, et il te donnera la paix, et il sera les délices de ton âme. C'est un proverbe : 22, 6. Le jeune homme suit sa première voie, et dans sa vieillesse il ne la quittera point.
Eccli. 30, 11-13. Ne le rends pas maître de lui-même dans sa jeunesse, ne néglige pas ses pensées. Courbe sa tête dès son bas âge, et châtie-le, lorsqu'il est enfant, de peur qu'il ne s'endurcisse, qu'il ne croie
plus en toi et que ton âme ne soit percée de douleur. Instruis ton fils, travaille à le former, de peur qu'il ne te déshonore par sa vie honteuse.
30, 8. Un cheval indompté devient intraitable ; l'enfant abandonné à sa volonté s'échappera, emporté par ses passions.
Prov. 19, 18. Corrige ton fils, et n'en désespère pas, et ne prends pas une résolution qui aille à sa mort.
22, 15. La folie est liée au cœur de l'enfant, la verge de la discipline est faite pour l'en chasser. 23, 24. Celui qui épargne la verge hait son fils, mais celui qui aime son fils s'applique à le corriger.
Eccli. 30, 1-6. Le père qui aime son fils le châtie souvent, il aura plus tard sa reconnaissance, et il ne le verra pas mendier à la porte d'autrui. Il l'instruira, et il sera loué à cause de lui, et il se glofiera en lui parmi ses proches. Ainsi un père meurt, et il ne semble pas mort ; car il a pour héritier un autre lui-même, il a laissé un défenseur à sa maison.
16, 1-4. Ne te réjouis pas d'avoir beaucoup d'enfants, s'ils sont vicieux ; ne te complais pas en eux, s'ils n'ont pas la crainte de Dieu. Ne te confie pas en leur vie, et ne compte pas sur leurs travaux.
Un seul enfant qui craint Dieu vaut mieux que mille enfants impies. On peut se consoler de mourir sans enfants, mais on ne se console pas de laisser après soi des enfants pervers.
LA FEMME SAGE ET PUDIQUE EST UN DON DE DIEU SUPÉ- RIEUR 1 TOUS LES TRÉSORS ; ELLE GRÉE LES MOEURS, ELLE EST LA PROVIDENCE DU FOYER ET LE CHEFd'OEUVRE DE LA GRACE DIVINE.
Eccli. 25, 28. Ne considère point la beauté d'une femme, et ne désire pas une femme pour sa beauté.
26, 20. Tout le prix de l'or n'est rien auprès de celui d'une âme chaste.
Prov. 18, 22. Celui qui a trouvé une femme vertueuse a trouvé un grand bien, il a reçu du Seigneur une source de joie.
Eccli. 26, 19. La femme sage et pudique a une grâce qui surpasse toutes les grâces.
Ibid. 3-4. Une femme de bien est le meilleur partage : c'est la part de ceux qui craignent Dieu, elle sera donnée à l'homme pour ses bonnes actions. Qu'on soit riche ou pauvre, elle rendra le cœur content, et avec elle on aura en tout temps un visage serein. Une maison, des richesses, nous viennent de la famille, mais une femme prudente est un don du Seigneur.
Eccli. 26, 24. Des fondements éternels sur un rocher immuable, tels sont les commandements de Dieu dans le cœur d'une femme sainte.
Ibid., 1-2. Heureux le mari d'une telle femme ! car le nombre de ses années sera doublé.
La femme forte est la joie de son mari, et elle remplira de paix les années de sa vie.
Prov. 31, 10 et suiv. Qui trouvera une femme forte ? Les pays reculés n'ont rien de si précieux. En elle repose le cœur de son mari, il n'aura que
faire des dépouilles de la guerre. Tous les jours de sa vie, elle lui rendra le bien, jamais le mal.
Elle a cherché le lin et la laine et elle les travaille de ses habiles mains. Elle est comme le navire du marchand qui porte son pain pour un long voyage. Elle se lève dès la nuit, distribuant aux serviteurs et aux servantes la nourriture de la journée.
Un champ est-il à vendre, elle le visite et l'achète, elle le plante de vignes au prix de ses sueurs.
Elle ceint ses reins de force et endurcit son bras, elle met la main aux fortes choses et manie de ses doigts le fuseaux Elle ouvre la main à l'indigent et tend ses bras au pauvre. Elle ne craint pour sa maison ni le froid ni la neige, ses domestiques ont double vêtement. Elle sait aussi se faire de riches tapisseries, se revêtir de lin et de pourpre ; mais la force d'âme et la beauté, voilà sa parure î Elle sourira à son dernier jour.
C'est la sagesse qui ouvre sa bouche, la clémence qui délie sa langue. Elle surveille tous les sentiers de sa maison, elle ne mange pas son pain oisive.
Ses fils se sont levés et l'ont proclamée bienheureuse, son mari aussi, il Ta louée.
Bien des filles ont amassé des richesses, mais qui d'entre elles peut t'égaler ?
La grâce est trompeuse, la beauté vaine : la femme qui craint Dieu est seule digne d'être louée.
Eccli. 26, 21-22. Comme le soleil qui se lève pour le monde au plus haut des cieux, ainsi la femme vertueuse est l'ornement de sa maison. Elle est comme une lampe qui luit sur un chandelier saint.