CINQUIÈME PARTIE
Mais on nous a dit que surtout Il est si doux de voir son père, De voir sourire notre mère, Que son regard tient lieu de tout î
Il est doux de voir ceux qu'on aime, De contempler ses bienfaiteurs, Par leurs yeux de lire en leurs cœurs, Ce doit être un bonheur extrême î
Mais pour moi n'est pas ce bienfait !
Depuis que je suis sur la terre Je n'ai jamais vu la lumière...!
Mon Dieu î que vous ai-je donc fait ?
Mais non, Seigneur ; pas une plainte : Vous l'avez voulu, je le veux...
Je verrai la lumière aux cieux...!
Petite aveugle, sois sans crainte !
Aux pleurs loin de m'abandonner, J'aime mieux vous bénir sans cesse D'avoir ouvert à ma jeunesse L'asile où je puis vous aimer.
Ecoutez, mon Dieu, ma prière ; Bénissez nos tant bonnes Sœurs Dont le dévouement dans nos cœurs A fait briller votre lumière !
Et nos bienfaiteurs qui, ce soir,
Nous font une si belle fête,
Oh ! daignez couronner leur tête
De fleurs qu'au ciel nous puissions voir
Mais notre vœu le plus sincère, Il est pour notre bon pasteur : (1) Nous lui devons tout ce bonheur...!
Mon Dieu, bénissez notre père ! ! !
F. Martineau, Pire S.S.