‹ La famille et ses traditionsChapitre 223 sur 235 · CINQUIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

CINQUIÈME PARTIE

Mais on nous a dit que surtout Il est si doux de voir son père, De voir sourire notre mère, Que son regard tient lieu de tout î

Il est doux de voir ceux qu'on aime, De contempler ses bienfaiteurs, Par leurs yeux de lire en leurs cœurs, Ce doit être un bonheur extrême î

Mais pour moi n'est pas ce bienfait !

Depuis que je suis sur la terre Je n'ai jamais vu la lumière...!

Mon Dieu î que vous ai-je donc fait ?

Mais non, Seigneur ; pas une plainte : Vous l'avez voulu, je le veux...

Je verrai la lumière aux cieux...!

Petite aveugle, sois sans crainte !

Aux pleurs loin de m'abandonner, J'aime mieux vous bénir sans cesse D'avoir ouvert à ma jeunesse L'asile où je puis vous aimer.

Ecoutez, mon Dieu, ma prière ; Bénissez nos tant bonnes Sœurs Dont le dévouement dans nos cœurs A fait briller votre lumière !

Et nos bienfaiteurs qui, ce soir,

Nous font une si belle fête,

Oh ! daignez couronner leur tête

De fleurs qu'au ciel nous puissions voir

Mais notre vœu le plus sincère, Il est pour notre bon pasteur : (1) Nous lui devons tout ce bonheur...!

Mon Dieu, bénissez notre père ! ! !

F. Martineau, Pire S.S.

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