CINQUIÈME PARTIE
Je voudrais être un ange aux ailes d'or, Veiller sur toi comme sur un trésor ; J'éloignerais tous les maux de ta vie ; Si je pouvais contenter mon envie, Mon cher papa, quel serait le bonheur De mon cœur î
Mais je ne suis qu'un imparfait enfant Qui te chérit, t'aime bien tendrement ; Par mon amour je veux charmer. ta vie ; Mon Dieu ! mon Dieu ! contente mon envie ; A mon papa, donne le vrai bonheur; Etends sur lui ton regard protecteur ! (1)
Ce que j'aime le mieux.
On ! j'aime la brise légère
Se jouant à travers nos près,
Parmi les gazons diaprés ;
Je t'aime mieux encore, ô doux nom de ma mère !
J'aime le rayon de lumière,
L'étoile du bleu firmament,
Qui brille comme un diamant ;
Je t'aime mieux encore, ô regard de ma mère !
J'aime le chant de la bergère,
Le frais murmure d'un ruisseau
Et la roulade de l'oiseau ;
Je t'aime mieux encore, douce voix de ma mère i
J'aime la saison printanière :
Alors tout s'éveille et fleurit,
La nature se réjouit ;
Je t'aime mieux encore, sourire de ma mère !
(1) " L'école et la Famille."
J'aime les parfums du parterre,
Les touffes de myosotis
Les bouquets de roses, de lis ;
Je t'aime mieux encore, ô baiser de ma mère !
J'aime à revoir la messagère
Qui voltige gaîment dans l'air,
En gazouillant : Adieu l'hiver !
J'aime mieux ton retour, ô fête de ma mère !
Pensionnat des Ursulines de '
Pour la fête d'une mère.
Mère bien-aimée, La fleur que je viens t'oifrir, C'est la fleur qui doit te plaire, La pensée ou souvenir De tes bienfaits, ô ma mère !
La fleur que je viens t'oflfrir La violette si chère, Pour toi j'aime à la cueillir :
C'est ton emblème, ô ma mère !
La fleur que je viens t'oifrir Belle entre toutes sur terre, En moi tu l'as fait fleurir :
Beau lis ! embaume ma mère !
La fleur que je viens t'offrir, C'est la reine du parterre ; Son nom seul fait tressaillir :
A toi la rose, ô ma mère !
(1) ««L'école et la Famille."