‹ La famille et ses traditionsChapitre 227 sur 235 · CINQUIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

CINQUIÈME PARTIE

Je voudrais être un ange aux ailes d'or, Veiller sur toi comme sur un trésor ; J'éloignerais tous les maux de ta vie ; Si je pouvais contenter mon envie, Mon cher papa, quel serait le bonheur De mon cœur î

Mais je ne suis qu'un imparfait enfant Qui te chérit, t'aime bien tendrement ; Par mon amour je veux charmer. ta vie ; Mon Dieu ! mon Dieu ! contente mon envie ; A mon papa, donne le vrai bonheur; Etends sur lui ton regard protecteur ! (1)

Ce que j'aime le mieux.

On ! j'aime la brise légère

Se jouant à travers nos près,

Parmi les gazons diaprés ;

Je t'aime mieux encore, ô doux nom de ma mère !

J'aime le rayon de lumière,

L'étoile du bleu firmament,

Qui brille comme un diamant ;

Je t'aime mieux encore, ô regard de ma mère !

J'aime le chant de la bergère,

Le frais murmure d'un ruisseau

Et la roulade de l'oiseau ;

Je t'aime mieux encore, douce voix de ma mère i

J'aime la saison printanière :

Alors tout s'éveille et fleurit,

La nature se réjouit ;

Je t'aime mieux encore, sourire de ma mère !

(1) " L'école et la Famille."

J'aime les parfums du parterre,

Les touffes de myosotis

Les bouquets de roses, de lis ;

Je t'aime mieux encore, ô baiser de ma mère !

J'aime à revoir la messagère

Qui voltige gaîment dans l'air,

En gazouillant : Adieu l'hiver !

J'aime mieux ton retour, ô fête de ma mère !

Pensionnat des Ursulines de '

Pour la fête d'une mère.

Mère bien-aimée, La fleur que je viens t'oifrir, C'est la fleur qui doit te plaire, La pensée ou souvenir De tes bienfaits, ô ma mère !

La fleur que je viens t'oflfrir La violette si chère, Pour toi j'aime à la cueillir :

C'est ton emblème, ô ma mère !

La fleur que je viens t'oifrir Belle entre toutes sur terre, En moi tu l'as fait fleurir :

Beau lis ! embaume ma mère !

La fleur que je viens t'offrir, C'est la reine du parterre ; Son nom seul fait tressaillir :

A toi la rose, ô ma mère !

(1) ««L'école et la Famille."

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