VIII. LE TRAVAIL
Le véritable et unique moyen de conserver vos mœurs est l'occupation et le travail.
Bien employer le temps, c'est savoir vivre ; être désœuvré, c'est végéter. Le premier est de l'homme, le second est de l'animal.
Levez-vous matin, c'est d'ailleurs salutaire pour la santé ! Réglez le temps que vous devez donner au sommeil ; on blesse la tempérance en dormant trop, comme en buvant ou mangeant au-delà du nécessaire. u Sept heures de sommeil, a dit l'Ecole de Salerne, suffisent également au jeune homme et au vieillard : Septem horis dormisse sat est juvenique senique. " Dormir huit heures, dit encore la même Ecole, c'est accorder une heure à la paresse."
Fuyez l'oisiveté ; celui qui ne fait rien pense à mal ; or, il ne suffit pas de ne point faire mal et du mal, il faut faire bien, mieux et du bien.
Ayez sans cesse en vue que vous devez rendre gloire à Dieu, combler de satisfaction vos parents et être utiles à votre patrià Pour y réussir, il vous faut des talents et la sagess\ ; voilà plus qu'il n'est nécessaire pour vous encourager au travail.
Voici une des maximes daVs lesquelles nos pères