TROISIÈME PARTIE
Au nom de toute mon affection et de ma puissance paternelle, je vous conjure, je vous commande de garder entre vous, après ma mort, la parfaite amitié et la concorde fraternelle, que j'ai nourries entre vous de mon vivant. Promettez-le-moi et je mourrai content. Instruisez-vous par l'exemple des familles heureuses. Ne sont-ce pas celles qui se maintiennent et se conservent ? Dieu lui-même n'a-t-il pas dit : " Mon esprit se plaît en trois choses qui sont en honneur devant moi et devant les hommes : V union entre les frères, V amour entre les proches, un mari et une femme qui vivent dans un parfait accord.'" (Eccli. xxv, 1, 2.) Un frère qui est aidé par son frère est une cité forte. Prov. xm, 19. Oh! qu'elle est douce, qu'elle est délicieuse l'union qui règne dans une société de frères! C'est au sein de la concorde que pleuvent les dons célestes ; c'est là que Dieu donne des jours sans fin." Prov. vi, 16, 19.
Quant aux autres, voyez où les conduisent la désunion, les discordes intestines et surtout les procès ; leur ruine est presque fatale. Malheur à celui d'entre vous qui troublerait la paix de la famille ! " Le Seigneur, est-il-dit dans les Livres saints, a en abomination, celui qui sème la discorde entre ses frères. C'est encore une maxime que l'expérience n'a jamais démentie.