Lignite
IT — O''. . . .Sable blanc quartzeux en fausse stratificatioa 6' — O*'. . . .Grès (forme durcie du sable).
Après un intervalle d'environ 3 milles sans affleurements, les berges escarpées de sable se rapprochent du rivage et continuent à former des falaises sur 5 milles de distance. Les
mêmes sables quartzeux blancs toujours en fausse stratification et montant par ci-par par-là des bandes presque noires comme résultat des matières charbonneuses qui recouvrent les grains de quartz, et des rayures de rouille suivant la stratification irrégulière se continuent encore sur 5 milles. En un point situé 6 milles à Test de la coupe donnée plus haut, on a mesuré la suivante: —
< 20' — O*' Masqué par les éboulis.
3' — O*' Grès rouilleux et conglomérat avec cailloux calcaires blancs et cailloux de fer concrétionné noduleux.
0' — S*' Sable charbonneux.
15' — O*'. . . .Sable quartzeux blanc jusqu'à la surface.
A un certain nombre d'endroits où les berges escarpées font défaut, elles sont remplacées par la coupe suivante depuis le niveau de Teau en montant:
4 pieds-^ pieds. . .Conglomérat rouilleux sous forme de terreau mais grossièrement stratifié par endroits et renfermant des cailloux de gneiss profondément décomposés ressemblant au gneiss précambrien.
3 pieds-4 pieds. . .Sables finement et uniformément laminés
cémentés par de l'argile et ressemblant à de l'argile durci.
Ces dernières coupes sont-elles des couches de base irrégulièrement réparties faisant défaut ou masquées dans les autres coupes, ou représentent-elles un remaniement plus récent des matériaux des coupes générales qui se présentent là où les sables ont été emportés par l'érosion, c'est ce qu'il reste à savoir.
Les affleurements semblent, plus logiquement se rattacher à des sables analogues se présentant sur une vaste étendue plus à l'ouest, où ils sont appelés sables bitumineux. Les sables bitumineux qui 'sont bien en vue le long de la rivière Athabasca ont été décrits par M. McConnell et autres géologues et on reconnaît aujourd'hui qu'ils sont de l'époque Dakota.^,*
Les sédiments crétacés du lac Wapawekka semblent chevaucher le paléozoîque et reposent immédiatement sur les roches
1 Com. Géol.. Canada, Vol. V, 1890-91, Partie D. * Ottawa Naturaliste Vol. XII. 1898-99.
de Tensemble précambrien. On ne les a pas trouvés en contact réel avec les roches sous-jacentes, mais elles sont séparées, à l'extrémité orientale des falaises par un intervalle de basse terre d'une largeur de 800 mètres d'avec des affleurements de diorite quartzeuse foncée, dure et finement grenue qui est évidemment précambrienne et relève probablement de l'étage Keewatin de ce système, puisqu'elle est suivie de schistes chloriteux et hornblendiques et de diorites qui ont bien le faciès du Keewatin. A l'extrémité occidentale des falaises il y a un intervalle de basse terre entre les sables crétacés et des pointements de gneiss précambrien; dans les deux cas, le précambrien laisse voir des effets de tension et de plissement qui caractérise partout la roche, tandis que les couches crétacées ne témoignent d'aucune ou d'à peu près aucune pression et reposent pour ainsi dire telles qu'elles ont été déposées. On n'a pu voir de coupes des roches crétacées que dans les berges escarpées le long de la rive sud du lac Wapawekka. Depuis la falaise sableuse, il y a un plateau qui s'étend vers le sud dans les terres sur plusieurs milles jusqu'à l'élévation du terrain qui forme les collines Wapawekka.
En certains endroits sur la surface du plateau les sables crétacés blancs sont à découvert et donnent l'impression de tourbillons de neige s'élevant au-dessus de la végétation éparse; mais la plupart du temps les sédiments sous-jacents sont cachés sous un manteau de matières de transport. Ces matières se composent principalement de sables remaniés provenant des couches crétacées, mais elles comprennent également des cailloux du Précambrien. Des collines escarpées ou de basses collines onduleuses ayant une direction parallèle aux versants des collines plus élevées et apparemment d'origine morainique se dressent ici et là à des hauteurs de 100 pieds et au-delà audessus du plateau. Elle consistent autant qu'on a pu s'en rendre compte en cailloux bien arrondis de roches exclusivement précambriennes.
On a pu voir une coupe partielle de terrains crétacés constituant les collines Paskwia là où les roches sont à découvert dans les ravins affouillés par des cours d'eau qui descendent les versants du côté nord. Nous donnons ci-après l'estimation
d'une coupe le long de ces ravins reconstituée principalement d'après des affleurements remarqués dans la tranchée creusée par la rivière Nabi (homme), de bas en haut:
35 pieda-40 pieds. . .Schiste bitumineux gris arénacé tendre
à stratification puissante ou grès finement stratifié, renfermant des ossements de poissons, apparemment £nckodus schumardi, de grands bivalves, Inoceramus labiatus (Schlotheim) et des foraminifères.
0'-6*' Calcaire compact impur avec de nombreux moulages d*Ostrea congesta^ Conrad.
120 pieds ou plus Schistes bitumineux gris clair (presque
noirs une fois mouillés) tendres, fissiles, renfermant de menus ossements de poissons et de nombreux foraminifères.
. 15 pieds . .Fer concrétionné argileux en couches
de 6 pouces à 1 pied d'épaisseur traversé par de minces cloisons de schiste.
10 pieds .Argile schisteuse grise, tendre, fissile
semblable en apparence aux schistes bitumineux précédents.
L'intervalle jusqu'à la surface se compose de 10 pieds ou plus d'argile à blocaux renfermant de nombreux cailloux de calcaire et quelques gneiss et granités précambriens.
M. Whiteaves qui a examiné les fossiles provenant de la coupe ci-dessus est d'avis qu'ils se rattachent probablement à l'époque Niobrara.
Les fossiles énumérés sont très répandus dans le crétacé, mais, dans le Manitoba septentrional VEnchodus schumardi est en grande abondance dans la formation de Niobrara, laquelle avec le Benton sous-jacent constitue la série Colorado du Crétacé supérieur. La présence d'une foule de foraminifères dans les schistes caractérise également les couches Niobrara du Manitoba septentrional.
On calcule que la puissance du Niobrara dans le Manitoba varie entre 130 et 200 pieds» comprenant des schistes calcaires gris qui passent.plus bas au schiste de Benton.
vions récents; son meilleur affleurement est aux Grand Rapids à Tembouchure de la rivière Saskatchewan et c'est là que Ton a recueilli la collection la plus complète de ses fossiles. Pour une description de la coupe exposée à cet endroit, avec la liste des fossiles, nous renvoyons le lecteur à la description détaillée de la rivière dans une autre partie de ce rapport.^
Dans la partie nord-est de la région de la carte, Ton rencontre une autre zone de calcaire magnésiens du silurien formant bordure aux rives de la baie d'Hudson et recouvrant en concordance Tordovicien. Ils font partie d'une bande de strates de cette époque qui s'élargit graduellement et s'étend au sud en suivant les rives de la baie d'Hudson et de la baie James. Ces roches sont décrites plus au long dans le paragraphe consacré à la rivière Nelson, puisque cela n'est que sur cette rivière qu'elles sont à découvert. Plusieurs des rivières qui traversent cette zone plus à l'est mettent au jour de bonnes coupes de ces roches et l'on a tiré de celles-ci d'excellentes collections de fossiles.^
La limite sud de la zone du Silurien est par conséquent indiquée sur la carte qui accompagne ce rapport depuis les affleurements exposées sur la rivière Nelson. Sur cette rivière, les premiers 62 milles d'aval mesurés en ligne droite depuis la pointe Beacon sont entièrement du drift et ne laissent voir aucune roche solide en place; en amont de ce point, sur six milles en remontant la rivière on trouve des affleurements occasionnels de dolomie en stratification horizontale qui forment saillie sur les berges, le plus élevé se dressant au-dessus de l'eau en falaise escarpée de 30 pieds de haut.
La roche est un calcaire magnésien tendre, gris jaunâtre, finement grenue, généralement plutôt impur et terreux, mais dans certaines couches elle semble une dolomie passablement pure. Quelques unes des couches ont un pied ou davantage d'épaisseur mais la stratification est ordinairement très mince. Le seul fossile que l'on ait observé est un Pentamerous indistinct dont l'espèce n'a pu être déterminée.' Ce fossile est abondant dans certaines couches et sa présence dénote leur âge.
1 Voir aussi Com. Géol., Caâada, Fossiles paléoxolques. Vol. III, Partie III. s Com. Géol.. Canada, Fossiles paléoxolques. Vol. III, Partie IV. < Com. Géol.. Canada, Rapport des Opérations, 1877-78, CC.