DÉVONIEN
On a reconnu des roches du dévonien qu'en un seul endroit de la région, savoir, siu* la rive sud du lac LaRonge; et là elles se présentent sous forme de blocs anguleux et débris formant les grèves et les berges mais on ne les a pas constatés in situ. D'après le mode de gisement du matériel de transport sur les berges et formant le lit du lac, il semble peu douteux que ces roches soient en place dans le sous-sol. Du côté ouest on a remarqué au sud du lac La Plonge des strates de cette époque ayant les mêmes relations avec les couches crétacées sus-jacentes, et il semble probable que les couches du lac LaRonge représentent le prolongement oriental de Taire occidentale. Du côté est, occupant également une position analogue, il y a des roches de même nature considérablement développées aux abords du lac Winnipegosis.
Les strates aperçues au lac La Ronge comprennent des calcaires magnésiens couleur chamois, des grès calcarifères et un conglomérat dans lequel le calcaire et le quartz sont cimentés par une pâte calcaire arenacée.
Les fossiles recueillis dans la région du lac LaRonge ont été soumis à M. Lambe de la Commission géologique et voici ce qu'il en ditf: —
Les fossiles du lac LaRonge se composent de spédmens complets ou incomplets de Atripa reticularis^ L., et de fragments de tiges de crinoïdes. Quelques uns des spécimens complets de brachiopodes laissent voir la "frange marginale" si bien conservée dans le nombreux exemples de cette espèce provenant des dolomies du district de Winnipegosis. Les fragments de tiges de crinoïdes coïncident quant à leur forme avec ceux de la région de Winnipegosis rattachés par le Dr. Whiteaves à une espèce de Ctenocrinus. Ils appartiennent au Dévonien et sont de l'horizon du Stringocephalus (Dévonien moyen.)*'
> Com. Géol., Canada, Rapport Sommaire, 1909.
La base de la coupe donnée ci-dessus est à une hauteur de 400 pieds ou plus au-dessus du lit de la rivière aux Carottes sur laquelle, aux rapides en amont de la réserve des sauvages Red Earth, il y a des bancs à découvert qui sont supposés représenter l'étage Dakota du crétacé supérieur. Ils se composent de S pieds de grès quàrtzeux très tendre profondément taché d'oxyde de fer, reposant en couches puissantes non bouleversées irrégulièrement stratifiées, et contiennent des nodules et amas irréguliers de pyrites de fer. Par endroits le grès devient un conglomérat renfermant dans certaines couches des cailloux de gneiss et d'autres roches et ailleurs il contient des matières charbonneuses ressemblant à de menus restes de plantes. Le grès tendre supporte du grès quartzeux blanc d'une teinte nettement rouge pourpre portant des ripple-marks bien caractérisés sur certaines de ses surfaces.
A cinquante milles plus haut sur la rivière aux Carottes, depuis le rapide où les calcaires sont à découvert et, à une altitude d'environ 400 pieds au-dessus de ce point, les berges basses et escarpées de la rivière se composent de schistes bitumineux très semblables à ceux de la coupe des collines Paskwia.
Il y a donc un intervalle de 400 pieds ou plus entre les couches de grès du Dakota observées et ceux du schiste de Niobrara. Une grande partie de cet intervalle qui, du côté des collines Paskwia et dans la vallée de la rivière aux Carottes est recouverte de dépôts d'argile à blocaux et de sables et argiles stratifiés plus récents, est sans doute occupée par les schistes du Benton. M. J. B. Tyrrell a signalé^ dans le lit de la Saskatchewan en aval des îles Birch des schistes qui, d'après leur altitude relative seraient situés dans cet intervalle et qu'il rattache à l'étage de Benton.