‹ La famille Frémont (volume 2)Chapitre 28 sur 32 · LAC SOUTHERN INDIAN · texte numérisé non relu

LAC SOUTHERN INDIAN

Une bonne portion de la partie nord-ouest du lac Southern Indian surmonte des bandes alternantes de gneiss à biotite blanc grossier et de gneiss noir fin, généralement de Tamphibolite, mais renfermant dans bien des cas du mica à biotite comme l'un des principaux constituants. Bien que ces roches décèlent clairement une apparence de stratification, le gneiss grossier est évidemment le plus jeune des deux et, dans chaque cas, semble une masse intrusive à Tégard de Tautre.

Sur les berges sud et est, les affleurements, bien qu'ayant rapparence de gneiss, renferment comme les roches de la rivière Churchill immédiatement au dessus des intrusions de différentes époques très confusément mêlées. Beaucoup ont la composition de granodiorites et de gneiss à diorite quartzeuses et d'autres de granités alcalins. Presque toutes sont très feuilletés et beaucoup le sont très finement et pourraient être pris pour des gneiss ou schistes très fins.

Il y a une formation intéressante de gneiss fins entrerubanés à peu près à mi-chemin sur la berge orientale. Ils ont beaucoup l'apparence d'une série stratifiée et renferment des couches qui ressemblent étroitement à des conglomérats d'origine sédimentaire bien qu'il ne soit guère douteux qu'ils proviennent de l'étirement et du brisement de gneiss rubanée. Les fragments enclavés sont ovoïdes ou, par places, presque ronds et dérivent presque tous de gneiss rougeâtres fins, mais quelques-uns sont de quartz vitreux et ressemblent à du quartz filonien (voir planche XIII. Les bandes dans le gneiss des environs sont très semblables à la matière des cailloux gneisseux, et il y a dans les mêmes roches des petites veines lenticulaires de quartz très semblables aux cailloux quartzeux. Accompagnant les pseudoconglomérats et confusément plissotés de la même manière, on rencontre des gneiss rubanés et des schistes homblendiques à grain fin, ceux-ci possédant la composition de diorites quartzeuses. Vues au microscope, ces roches ne témoignent aucunement d'une origine sédimentaire. La matière de la gangue renfermant les cailloux possède une structure holocristalline finement grenue et parait être une phase de granité sodique à

biotite. Elle est décrite par M. Reinecke comme étant composée de "quartz, microcline, albite, probablement orthodase, biotite, phlogopite et magnétite. Les cristaux constituants de quartz et feldspath ont leurs lisières étroitement enchevêtrées, ils n'ont pas de facettes bien tranchées. Par endroits la magnétite a été métamorphisée en hématite et le feldspath en kaolin et en muscovite (séridte). La magnétite et la biotite ne forment pas S pour cent du volume total. La roche est nettement acide et alcaline. Les biotites sont orientées parallèlement; le quartz porte des indices d'efforts mécaniques; les veines de quartz s'orientent dans la même direction que l'étirement des biotites."

Vers la partie centrale du lac et sur les baies qui s'étendent vers le sud le terrain est recouvert jusqu'à une assez grande profondeur de dépôts d'argile qui sont évidemment une continuation de la vaste étendue d'argile lacustre du côté sud. La berge orientale, au nord du point de déversement de la rivière est caractérisée par de grands dépôts de sables en forme de plateaux à 75 pieds au-dessus du niveau du lac, et par des collines irrégulières et des dunes de sable mouvant. Ces dépôts représentent probablement les accumulations marginales du lac glaciaire dont nous avons déjà parlé, dans lequel s'est déposé l'épais manteau d'argile qui recouvre une si grande partie du terrain dans la région sud.

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