‹ La famille GogoChapitre 20 sur 37 · B08E-HAB1E CHEZ SOIT ONCLE · texte numérisé non relu

B08E-HAB1E CHEZ SOIT ONCLE

— Avec plaisir! Est-ce cpie mam'zelle entre en condition avec nons?... j'en serais content... ça me chausserait beaucoup!

— Il n'est pas question de ce qui vous chausserait! Apprenez que mademoiselle est une parente de nos maîtres.

— Ah ! pardon ! excuse ! je ne m'en serais pas douté, parce que mam'zelle est très-jolie et que nos maîtres sont vilains.

— Gardez donc vos réflexions pour vous, et portez cette malle.

François prend la malle sur son dos. On monte au dernier étage de la maison. Mademoiselle Fifine ouvre une porte en disant à Rose-Marie :

— Voilà votre chambre, mademoiselle.

La fille de Jérôme entre le cœur serré

dans son nouveau domicile, et jette des regards craintifs autour d'elle. La pièce où elle se trouve fait mansarde, et de la fenêtre on n'aperçoit que les toits des maisons

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voisines. Du reste, il y a une couchette, une commode, une table, des chaises, et tout ce qui peut suffire pour une personne seule. Le papier est frais et gentil ; la chambre est propre, et pour un étudiant ou unegrisette ce serait un appartement très-confortable.

Mais Rose-Marie se rappelle sa jolie petite chambre à Avon. Là, ses meubles n'étaient pas plus beaux , le papier n'était pas plus élégant; maïs elle jouissait d'une si douce liberté ; mais sa cheminée était parée de fleurs qu'elle cueillait chaque jour dans son jardin ; sa fenêtre donnait sur la campagne; elle avait sous les yeux du gazon, du feuillage, et puis, enfin, elle était chez son père, si bon, si aimant. Et on est si bien chez son père, quand il fait toutes nos volontés !

François a déposé la malle dans la chambre ; il regarde autour de lui et dît :

— C'est très-proprement meublé... c'est dommage que ça fasse tant mansarde, mam'-

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