ROSE-MARIE CHEZ SON OIYCLE
zelle ; si vous n^étes pas habituée à cela, je TOUS engage à y faire attention. En arrivant à Paris, j'y ai souvent été pincé, moi !... on marche, on croit pouvoir aller tout droit... et puis paf! une bosse à la tête!... m'en suis-je fait de ces bosses ! . ..
— Je vous remercie, monsieur, j'y ferai attention. Du reste, c'était comme ça chez M. Savenay.
— Et mademoiselle a logé chez M. Savenay ? demande Fifine avec curiosité.
— Oui, mademoiselle.
— Il y a donc déjà quelque temps que vous êtes à Paris ?
— Mais oui, mademoiselle.
— Pourquoi donc n'êtes-vous pas venue tout de suite chez votre oncle , M. Saint- Godîbert?
Rose-Marie hésite, rougit et répond enfin :
— Mon oncle sait bien pourquoi, mademoiselle.
106 CHAPITBE IV.
La femme de chambre , piquée de ne recevoir que cette réponse évasive , pousse François devant elle en lui disant :
— Allons, filons, détalons ! on peut avoir besoin de nous en bas.
François salue gracieusement la jeune fille en lui disant :
— Ça serait plus gentil ici si c'était frotté; si vous le désirez, mam'zelle , je viendrai frotter votre chambre.
— Vous êtes bien bon, monsieur, mais cela n'est pas nécessaire... c'est très-bien ainsi.
— Enfin , si vous changez d'avis, je suis là... en face... la porte à droite; vous n'avez qu'à cogner ou appeler : François! et je viendrai tout de suite.
Mademoiselle Fifine pousse de nouveau François sur le carré , et referme avec violence la porte de Rose-Marie en murmurant :