‹ La famille improviséeChapitre 23 sur 30 · scène · texte numérisé non relu

scène

Quelle horreur !...

HAMELIN

Mais , monsieur... ROUSSEAU , courant après madame Hamelin, tandis qu'Hamelin le retient par le pan de sa redingote. Si : je suis sûr que marne Hamelin m'en veut.

MADAME HAMELIN, s'éloignant.

Non, non! je vous pardonne, mais retirez-vous. ROUSSEAU , voulant toujours l'embrasser.

Marne Hamelin, c'est le cœur, c'est la bonne amitié.

MADAME HAMELIN

Ah! vous infectez.

ROUSSEAU

Du tout! je vous jure que non.

BiMELIN.

Eile veut dire que vous exhalez une odeur de tabac...

ROUSSEAU

C'est le gouvernement.

BÀMELIN.

Comment? c'est le gouvernement!

ROUSSEAU

C'est sa faute ! faut vous en prendre au gouvernement qui vend du tabac que les bestiaux ne voudraient pas le fumer...

HAMELIN

Mon cher Rousseau ! pour l'amour de Dieu ! entrez dans ce cabinet, il y a déjà des gens de votre connaissance.

ROUSSEAU

Monsieur et mame Hamelin, j'veux ben; mais pour ce qui est de l'odeur, c'est le gouvernement, il est fautif.

HAMELIN

Entrez, entrez là-dedans.

ROUSSEAU

J'vas VOUS demander la permission de charger ma pipe. ( Il tire de sa poche un sac à tabac et charge sa pipe en chantant le couplet suivant à gorge déployée. )

Pierrot, tu ne veux pas ra'aimer...

BAMELIN, à part.

Le voilà qui chante, à présent!

ROUSSEAU

El tu fuis dans la plaine.

Je ne peux pasm'accoulumer A rester dans la peine.

Tout en pleurant je garde mes agneaux ; Pour toi, Pierrot, que j'endure de maux! {bis.) Pour toi, Pierrot, que j'endure !

( Il ouvre la porte du cabinet en la poussant du bout de son bâton et entre dans le cabinet, )

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