‹ La famille improviséeChapitre 4 sur 30 · SCENE · texte numérisé non relu

SCENE

JEANNETON, puis ADOLPHE, ALBERT.

JEANNETON

Elle a ses raisons ? Si j'y comprends un mol , je veux que le loup me croque ! [regardant en dehors.) Qu'est-ce que c'est donc que ce monsieur qui est avec monsieur Adolphe ? je ne le connais pas.

ADOLPHE, à Albert qui est encore hors de vue.

Viens donc, mon ami, je suis sûr qu'on t'attend, et que tu seras parfaitement reçu.

ALBERT

Ecoute donc, quand on se présente pour la première fois dans une maison, on ne peut se défendre d'un peu d'émotion.

ADOLPHE

Air : Faisons la paix.

Pas de frayeur; {bis.) Rassure-toi, mon cher Pjlade :

On te doit un accueil flatteur, Présenté par un camarade :

Pas de frayeur ; [bis.) Allons, ami, pas de frayeur.

ALBERT

Un peu de peur, (bis.) Quand nous sommes entrés ensemble, Malgré moi fît battre mon cœur ; Mais maintenant j'ai, ce me semble,

Un peu moins peur ; {bis.) Oui, je sens là que j'ai moins peur.

JEANNETON

Monsieur est sans doute le farceur qu'on attend pour le dessert?

ALBERT , étonné.

Comment, le farceur?

ADOLPHE ,*à Albert.

Cette fille est une idiote.

JEAKNETON.

Qui qu'il faut annoncer ?

ALBERT

Qui, qui, qui, qui.. . Annonce monsieur Albert.

JEANNETON

Oui, monsieur le farceur; adieu, monsieur le farceur.

( Elle sort. )

A LBERT.

Elle y tient.

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