SCÈNE IV
PATR.ICE , WILLIAMS , villageois , qui ont paru au premier acte.
WILLIAMS
C'est nous , père Patrice ; dix heures sonnent et nous \'lk : j'espère que nous sommes exacts au rendez-vous ?
PATRICE
Parbleu , mes bons amis , je suis enchanté de vous voir ! vous allez tenir compagnie à Marguerite.
WILLIAMS
Tiens! est-ce que vous n'êtes pas des nôtres?
PATRICE
Non : une affaire importante m'oblige à sortir : j'accompa-» 511e im ofiicier de milice qui est là-haut... et qui ne connaît pas trop nos montagnes.
WILIAMS.
Encore des milices ! mais ils ont donc juré de nous suivre partout aujourd'hui?
PATRICK
Qhl Jeùi-là ne doit pas vous faire peur. Ah! ça, mes enfans noir vous consoler de mon absence, qui , j'espère , ne «era \Jkiongue , j'ai l'ait tirer d'un certain petit tonneau — Vous m en Jonuerez des nouvelles. Je vous le recommande.. .
WILLIAMS
So\t£" tranquille, père Patrice , je me charge de le soigner.
PATRICE
Ah! diable, j'oubliais l'essentiel ! Tom vient d'apercevoir plusieurs patrouilles rôder aux environs de cette ferme. Si vous entendiez quelques coups de fusil dans la campagne, je vous en prie, mes amis, portez-vous aussitôt du côté où le bruit se sera fait entendre, pour voir &i quelqu'un n'a pas besoin de secours. Vous connaissez ma maxime : protection à celui qui est malheureux. S'il venait à la ferme quelque individu, avec ou sans armes... vous le recevrez bien; seulement, s'il en venait de deux partis, ayez soin qu'ils ne se rencontrent pas.
WILLIAMS
C'est entendu.
PATRICE
Voici noire officier; éloignez-vous un peu. (Les paysans et Williams se retirent un peu dans le fond, de far on qu'ils ne peuvent entendre la scène suivante. )