SCÈNE III
PATRICE seul, ensuite ÏOM, valets de ferme.
Patrice, prend une corne suspendue à la muraiVe , ouvre une croisée s donne deux sons et revient en scène. Infortunée ! est-elle assez le jouet du sort ! séparée de son époux, repoussée par sa mère, elle paie bien cher la faute qu'elle a commise... Ah! voici... (à Tom qui arrive.) Eh bien ?
TOM
Nous n'avons rien entendu , maître Patrice ; nuus nous avons vu plusieurs patrouilles de milices qui rôdaient à peu de distance, et battaient le pays dans tous les sens.
La Famille Irlandaise. G
patrtce, à part.
Diable! [Haut. ) Je peux toujours compter sur votre devouement ?
TOM
Parlez , maître, ordonnez.
II faut que le plus hardi d'entre vous se rende secrètement à la petite anse des dunes ; il y a tout au plus deux milles... qu'il y prenne une barque qui y est à l'ancre, et la ramène tout près d'ici , derrière les rochers qui sont au beut du pâturage.
TOM
La nuit est noire en diable ; l'expédition ne sera pas difficile.
PATRICE
Oui ? eh bien, va , et sois revenu où je te dis avant le jour. { Aux autres valets.) Vous , continuez à veiller dans les environs et ne vous éloignez pas. Sortez par le jardin. ( Quelques instans après le départ de Tout et des valets de la ferme s un nouveau bruit se fait entendre. )
PATRICE
Eh ! bon Dieu ? qu'est-ce que j'entends encore là ?