SCENE VIII
MARGUERITE, WILLIAMS , villageois , ARTHUR , dans
la chambre.
Ils arrivent tous par trois côtés diffèrent , et marchent avec précaution. )
MARGUERITE
Je ne vois rien , et tout est dans l'état où nous l'avons laissé.
"Williams, arrive par la porte du fond ; il n'ose d'abord montrer que la tête.
En êtes-vous bien sûre , daine Marguerite ?
MARGUERITE
Très-sûre, regarde plutôt, pourtant c'te grande figure blanqui s'e^t trouvée là toul-à-coup.
MARGUERITE
Oui, c'est vrai... il m'a semblé voir... qu'est-elle devenue?
WILLIAMS
Est-ce qu'on sait c'que ça d'vient, un esprit... c'est si peu de chose.
MARGUERITE
Tout cela n'est qu'une vision, et c'est ta maudite chanson qui est cause...
WILLIAMS
Ah ! ça , n'avez-vous pas de honte de vous être sauvé» ainsi ?
MARGUERITE
Il te sied bien de nous faire des reproches, toi, qui courais plus fort que les autres !
Je courais... je courais.. oui . je courais., mais c'était pour vous arrêter. La peur, c'est bon pour les femmes ; mais nous autres hommes ! {On entend 'frapper.) Ah ! bon dieu ! qu'estce que cela encore?
MARGUERITE
Eh bien , va donc ouvrir, puisque tu es si courageux. ( On frappe de nouveau. ) WILLIAMS.
Certainement, je le suis, et dans ce moment-ci je n'ai pas peur du tout... ce sont mes jambes qui tremblent.,. Patrice , en dehors.
Marguerite!... Williams !.., ouvrez donc \
MAnGURITE.
Ah ! c'est la voix de l'alrice !... nous sommes sauvés! ( Elle court ouvrir. )