‹ La famille irlandaise; mélodrame en trois actesChapitre 45 sur 46 · PATRICE ; VALETS DE FERME · texte numérisé non relu

PATRICE ; VALETS DE FERME

Mad. ■w ilson- Grand dieu ! (Elle coin i Se jeter aux genoux d'Arthur-) Arrêtez, arrêtez.

donai.d, Vèpée à la main , courant à sa sœur. Ma sœur! chère Nelly.

arthur, répétant Nelly! ô ciel ! que vôia-je!

NELLY

Arthur! ( Elle court dans ses bras. )

Mac!, avilson } se relevant.

Arlliur!

iBTnrn.

Ma mère ! ma Nelly! ( la serrant dans ses bras.) Le malheur cesse donc de me poursuivre. Ah I Madame, sous quels auspices je reparais devant vous.

NELLY

Que de tournera je vous cause, Arthur, ma mère m'a rendu sa tendresse.

wad. wilson.

Mes enfants, j'oublie tout... le pardon ne se fait point attendre de la part d'une mère.

(On entend quelques coups de feu dans l'éloignement; ejf roi générale. ) ,

PATRICE

Qu'est-ce que cela?

Mad. WILSON.

O ciel ! sommes-nous encore exposés à de nouveaux dangers ?

ARTULT. .

Quelques partis se seront rencontres et en viennent aux mains. Patrice.

Des hommes placés par moi, doivent nous instruire de ce qui se pa-.be au dehors.

Toai, arrivant.

Maître, la barque est a marée derrière les rochers ; elle est pourvue de vivres, et pi été à appareiller.

MUil. WILSON.

Il n'y a pas à balancer, parlons, partons , à l'insl ml même.

NELLY

Oui, quittons cette terre de désolation, où le malheur semble s'attacher à nos pas. Patrice.

Je vais m' assurer si rien ne s'oppose à votre fuite. (Il sort.)

DONALD

Arthur, vous êtes mon ennemi... Mais lorsqu'il s'agit de défendre une mère, une épouse... nos sentimens doivent se réunir et je ne vois plus en vous qu'un ami... qu'un lïcre. Je ipte sur votre éjice. Arthur.

Donald! vous jugez Lien mon cœur.

5j Adieu , Madame... n'oubliez pas que vous laissez dans celte ferme, de fidèles serviteurs.

TOUS

Partons. PATRICE 3 rentrant.

Votre départ me parait maintenant impossible.... Des troupes régulières parcourent la campagne, de grands mouvements semblent avoir lieu.... Il faut en attendre l'issue.

ARTHUR

Si l'on vient à savoir que je suis réfugié en ces lieux, je cause votre perte à tous. Il faut partir , il faut nous frayer w\\ passage les armes à la main, et si Palriceet ses gens consentent à nous seconder , je ne désespère pas encore d'y parvenir.

PATRICE

Comptez sur nous, Colonel.

( Des coups de feu sa font entendre. Les villageois accourent, effrayés et annoncent l'approche des milices. On donne des armes à Arthur; et Patrice se dispose à repousser à l'aide des siens , ceux qui viendraient pour s'emparer d'Arthur. Il sort à la tête des villageois. Arthur confie Madame Wilson à Donald; celui-ci la conduit dans la chambre haute, oh Marguerite la retient. Arthur veut faire éloigner Nelly ; mais celle-ci tire son cpée , et jure de mourir en défendant son époux. Mac-Owl et autres Officiers des milices entrent subitement par le jardin.

Page 1