ANTOINE JAEEET DE VERCHÈRES
Né à Verchères, le 11 janvier 1671. (^) Décédé au même endroit le 17 juillet 1686. (^)
(}) Histoire de la Nouvelle France,
C) M«^ Tanguay {Dictionnaire généalogique, vol. l*', p. 319) fait de lui deux personDages, Antoine et François. Nous lisons dans les registres de Boucherville, à la date du 15 janvier 1671 : " L'an de N. S. 1671 est nay un enfant, Tonziesme de janvier, de François Jaret dit de Vercher et de Marie Perro, lequel j*ai ondoie pour quelque raison le quinziesme du dit mois. — Pierre de Cfaumont, p^'% mission. " Cet enfant reçut le nom de Antoine ainsi quUl appert par Pacte suivant : '* L*an de Notre Seigneur mil six cent septante et quatre le huitième jour du mois de novembre faisant les fonctions curialles à Vercher j*ai conféré les saintes cérémonies et imposé nom à un enfant né le Tonziesme du mois de janvier de Pannée mil six cent soixante et onze de François Jaret, seigneur de Verchère, et de Marie Perro légitimement mariés ; Je Pay baptisé moy mesme ainsi qu'il est marqué en la page sixième de ce registre. Cet enfant s'appelle Anthoine. Son parrain Anthoine Pecaudy, seigneur de Contrecœur. La marraine Barbe Denis, femme du susdit sieur de Contrecœur — Pierre Caumont, p*'% miss. "
O Extrait des registres de Contrecœur pour 1686: " Le dix-septiesme du mois de juillet de Pannée mil six cent quatre-vingt-six a esté enterré à Verchère après avoir reçu les sacrements de pénitence et de viatique, Anthoine Jarret, fils de François Jarret, seigneur de Verchère, et de Madle Marie Perrot, sa famé, faict en présence de parens et habitants du dict lieu qui ont déclaré ne sçavoir signer et de monsr de létang qui a signé avec moy. de lestang. Sennemaud, p*", "
MAEIE-JEAXXE JABRET DE VERCHÈRES
Xée à Verchères, le 8 mars 1674 0).
Mariée, à Verchères, le 4 novembre 1686, à Jean de Doahet, sieur de Larivière dit de l'EtaDg, fils de feu Charles de Donhet, sienr de Larivière, et de Léonarde de Sou j, natif de la ville de Limoges, paroisse Saint- Michel 0.
En décembre 1687, les Agniers saccagèrent Yerehères et M. de TEtang fut tué par eux sur les bords de la rivière Richelieu. (^)
Sa veuve se remaria, en 1689, à Antoine Du Verger d'Aubussoo, lieutenant. {*)
0) Extrait des registres de Boachenrille pour 1674 : " L'an de Xotre-Seignenr mil six cent septante et quatre, le sixième du mois d'avril, faisant les fonctions cariales à Vercher j'aj baptîzé chez yV de Vercher une enfant née du huitième du mois de mars de la susdite année, de François Jarret, sieur de Vercher, et de 3iarie Pero, légitimement mariés ensemble. Cette enfant s'appelle Marie- Jeanne ; la marraine Jeanne Messier, fille de 31ichel Messier et de Anne LeMoine, son parrain François-Ethienne Denisay, fils de Pierre Denisay et de Marie Heroy — Pierre de Caumont, p'^ miss."
(') Leur contrat de mariage fut dressé par Bénigne Basset le 15 septembre 1686. Uacte de mariage enregistré à Contrecœur se lit comme suit : ^ Le quatriesme jour du mois de norembre de l'année mil-six-cent-quatre-Tingt-six, après les fiançailles faictes et les trois bancs publiés de futur mariage entre Jean Dedouhet, sr de la Rifiére dict Lestang escuyer du diocèze de Limoges, paroisse de St-Michel arecque Msîrie- Jeanne de Verchère, et ne s'estant descouvert aucun empeschement je soubsigné prestre et faisant les fonctions curialles à Verchères leur ay donné la bénédiction nuptiale dans le dict lieu de Verchère, en présence de M. Laeome, officier, et de M. Beauregard Sennemaud, pi».-'
C) M. de Belmont, Hittoire du Canada, p. 27.
C) De ce mariage elle eut deux filles: V Catherine I>u Verger d'Aubusson, née à Sainte-Famille, le 6 février 1690, mariée à Verchères le 8 janvier 1718 à Paul-François Baim-
M. Du Verger d'Aubusson fut enlevé et massacre par les Iroquois deux années après son mariage, en
Marie-Jeanne de Verchères se maria pour la troisième fois, à Québec, le 3 octobre 1698, à Charles Gloria, fils de Denis Gloria et de Marguerite Autou, de la paroisse Saint- Jacques, ville de Dieppe.
FEANÇOIS- MICHEL JAERET DE VERCHÈRES
Né à Verchères, le 19 juillet 1675. (})
Tué par les Iroquois le 7 mai 1691.
M. de Belmont écrit à cette date du 7 mai 1691 :
" Le 7 mai, les Iroquois brûlent le moulin de M. LeBert, à la Rivière des Prairies. La femme de Guillon ; Grégoire ; sa femme; Goulet, le fermier de Lachenaye, et quelques autres défendent une brèche de quarante pieds contre 300 Iroquois. Verchères et un soldat furent tués." (^)
bault de Saint-Blin. Elle décéda à Verchères le 4 avril 1760.
.2' Marie Jeanne Du Verger d'Aubusson née à
le 1691. Décédée non mariée à Sainte- Anne de la Pérade le 16 février 1746.
C) Son acte de baptême est enregistré à Montréal, de même qu'à la Pointe-aux- Trembles. Seulement ici il est enregistré sous le nom de Gêné. Voir Tanguay {Dictionnaire aénéalogique, vol. Jer, p. 263). Ci-suit Pacte enregistré à Montréal : ** Le premier septre de la d. année (1675) a esté baptisé François-Michel, iils de François Jarret, sr de Verchères, et de Marie Perrot, sa femme ; le parrain Michel Messier, seigneur du Cap de la Trinité, la marraine damelle Marie Moyen, femme de Monsr Du Gué, sr de Ste-Thérèse, Le dit enfant né le dix-neuf juillet de la d. année.''
(') Histoire du Canada^ p. 33.
MAEIE-MADELEINE JAERET DE VERCHÈRES
Née à Verchères, le 3 mars 1678 (}).
C'est la fameuse héroïne Madelon de Verchères.
En 1692, âgée de quatorze ans seulement, elle repoussa avec succès les attaques d'une troupe d'Iroquois sur le fort de Verchères, pendant l'absence de son père appelé à Québec par le Gouverneur.
Louis XIV, pour reconnaître cette belle action, à la mort de M. de Verchères, transporta à sa fille la pension qu'il retirait comme ancien officier du régiment de Carignan. H l'obligeait cependant à soutenir sa mère.
Marie-Madeleine Jarret de Verchères devint, à Verchères, le septembre 1706, la femme de Pierre-Thomas Tarieu, sieur de la Pérade, lieutenant d'une compagnie des troupes du détachement de la marine, fils de feu Thomas Tarieu, sieur de Lanaudière, enseigne dans le régiment de Carignan, et de Marguerite-Rénée Denis.
En 1722, madame de la Pérade accomplit une nouvelle action d'éclat «en sauvant la vie de son mari attaqué par deux Abénaquis en état d'ivresse. Elle était douée d'une force peu ordinaire car en cette circonstance elle cassa les reins d'un des barbares agresseurs.
(*) Extrait des registres de Contrecœur pour 1678. " Le dixseptième jour du mois d'avril de l-année mil six cent septante et huicta esté baptisée Marie Magdeleine, fille de sieur François Jarret, seigneur de Verchère et de demoiselle Marie Perrot sa femme ; est née le troisième jour du mois de mars de la même année. Ses parrain et marraine ont esté Jean Bonnet dit la Chambre et damoiselle Marie Mullois, femme de sieur Pierre de St Ours, seigneur de St-Ours— B. Daplein, Ptre.» Cet acte est aussi enregistré à Saint-Pierre de Sorel.
Madame de la Pérade décéda à Sainte-Anne de la Pérade le 8 août 1747.
Elle avait eu cinq enfants : Marguerite-Marie-Anne» qui se maria à Eichard Testu de la Richardière, puis à Antoine Coulon de Villiers, et enfin à Jean-François Gauthier; Charles-François, qui continua la lignée de la famille de Lanaudière ; Louis-Joseph, qui décéda célibataire; Marie-Madeleine, qui mourut en bas ftge; Jean-Baptiste-Léon, qui mourut d'une blessure reçue à la bataille de la Monongahéla.
Né à Verchères, le 1680 («).
Le 1^ mars 1693, il était nommé enseigne dans les troupes de la marine.
Dans un grand conseil de guerre tenu à Montréal avec les chefs de tous les sauvages chrétiens de la colonie, une expédition contre la Nouvelle-Angleterre avait été décidée. MM. de Saint-Ours Deschaillons et Hertel de Rouville reçurent le commandement de ce parti. M. Boucher de La Perrière commandait les sauvages. L'expédition partit de Montréal le 26 juillet 1708.
(*) Sur Madelon de Verchères on peut consulter Joseph Frémont, Annuaire de V Institut Canadien de Québec^ 1888, pp. 69 et 73: Sainte-Anne de la Pérade autrefois et aujourd'huif
&23 'f rabbé Daniel, Grandes familles du Canada^ p. 452 1 .•E. Dionne, La Kermesse, p. 93 ; Raoul Renault, Revue Canadienne, vol. XXXI (1895), pp. 279 et 340; Fréchette, Légende d^un peuple, p. 63 ; Sir J.*M. LeMoyne, Les Héroïnes de la Nouvelle- France, p. 14 ; Frédéric de Xastner, Héros de la Nouvelle-France, première série, p. 82 j Drumtnond, Made^ îeine Verchères, (^) Le recensement de 1681 lui donne deux ans.
M. de Vercbères fat tné à la prise de HaTerhill, an cours de cette expëdîtion.
Le 14 noTembre 1708, MM. de Yaadreail et Saudot rendaient compte an ministre dans les tenues soivants dn parti de guerre envoyé sor les frontières de la Non- Telle- Angleterre :
** Les sienrs de YaaJreoil et Baudot se donnent l'honneur de tous informer de la réussite du parti que le sîeur de Yaudreui! a enroyë cette année chez les Anglais, et espèrent. Monseigneur, que tous serez content de la bonne conduite des commandants, de la Taleur, de la persévérance de tous les officiers, des soldats et habitants de ce pays et d'une partie des sauTaiges qui l'ont composé.
** Ce parti a paru extrêmement nécessaire au aieui de Yaudreuil pour rompre toutes les intrigues que les Anglais d'Orange faisaient aTec nos SauTages pour les empêcher de faire la guerre à ceux de Boston. Ils ont connu par une expérience triste pour eux, que nos SauTages quoi'attirés par les biens qu'ils leur foat nous sont toujours fidèles, la Taleur des Français en cette occasion les attirera encore plus à nous, et leur donnera pour notre nation, une estime qu'ils refusent absolument aux Anglais.
** Ce parti a été composé de cent Français, tant soldats qu'habitants, et soixante SauTages sous le commandement des sieurs lyEschaillons et Eouville et du sieur de la Perrière, enseigne, qui commandait les Sauvages. Us sont partis, savoir : les sieurs lyEâchaillons et Rouville par Saint-François avec tous les Français et les Sauvages Abénakis et Népissingues, et le sieur de la Perrière par le lac Champlain avec ceux du Sault et de la Montagne, devant tous se joindre dans un lac proche les Anglais, mais les Sauvages que commandait le dit sieur de la Perrière, ou pratiqués par les Anglais ou pour vouloir couvrir notre nation de honte en fEÛsant relâcher le parti, sont revenus à leurs cabanes, si bien
que le sieur de la Perrière a été obligé de relâcher, n'ayant pu trouver parmi ces Sauvages deux hommes qui voulussent lui montrer le chemin pour qu'il pût joindre le parti. Ces Sauvages se sont excusés de cette relâche sur une maladie qui courait dans leurs villages.
" Les Français et les autres Sauvages ne se rebutant point de la difficulté qu'ils trouvaient tous les jours par le peu d'eau qui était dans les rivières, ce qui crevait à tout moment leurs canots, et les obligeait de les traîner, et ne s'étant point déconcertés de ne pas trouver les autres Sauvages au rendez-vous, continuèrent leurs routes et tombèrent sur un village anglais nommé Hevereil (Haverhill) qui était composé de vingt-cinq à trente maisons et de celle du gouvernement qui était dans le fort, où il y ava^t environ trente soldats et dix ou douze (sic) dans chacune des maisons. Ces troupes avaient été envoyées pour renforcer ce village par le gouvernement de Boston sur l'avis qu'il avait eu du parti. A une demi-heure de jour ils attaquèrent ce village. Ils trouvèrent beaucoup de résistance et pour se rendre maîtres des maisons et du fort, ils furent obligés, après avoir essuyés beaucoup de coups de fusils, sans avoir pu en forcer qu'une partie d'y mettre le feu aussi bien qu'au fort, pour pouvoir s'en rendre maîtres. 11 y a eu environ cent Anglais de tués dans cette occasion.
" Ils se retiraient tous en bon ordre après cette expédition, quand ils tombèrent dans une embuscade de soixante à soixante et dix Anglais qui étaient dans les bois et qu'ils ne découvraient que par le feu que l'ennemi fit sur eux, aussitôt jetant tous les vivres qu'ils portaient, ils allèrent droit dans l'embuscade et donnèrent si peu de temps à leurs ennemis de se reconnaître qu'ils les défièrent tous, à l'exception de dix ou douze qui furent poursuivis jusqu'aux premières maisons. Cette deuxième action, Monseigneur, a été bien plus chaude que la première et les commandants en cette
occasion ont pris le seul parti qui leur restait pour sauver leur monde et avoir peu de blessés.
" n y a eu dans ces deux actions le sieur de Verchères, ensdgne, et le sieur de Chambly, petit officier, de tués, cinq Français et trois Sauvages ; et nous avons eu dix-huit hommes tant FrançaiB que Sauvages de blessés <})r
YI
ALEXANDRE JARRET DE VERCHÈRES Né à Verchères le 10 mars 1682. (*j
ANGÉLIQUE JARRET DE VERCHÈRES Née à Verchères le 13 avril 168i. i^)
(') Correspondance générale, Canada.
(*) Extrait des registres de Contrecœur pour 1682: "Le qnatriesme jour du mois d'aoust de Tan mil six cent quatre vingt deux par moy Benoist Duplein ptre missionnaire du séminaire de Québec taisant les fonctions curiales dans la paroisse de Verchères a esté baptisé dans le d. lieu Alexandre Jarret, tils de François Jarret, seigneur de Verchères, et de damelle 3Iarie Perrot, sa femme. Est né le dixième jour da mois de mars de la mesme année. Le parrain a esté Joseph Perrot : la mareine Marguerite Charpentier, femme de Toussaint Luca dît Lagarde, tous habitants du dit lieu de Verchères et a la dite mareine desclaré ne sçiToir escrire nj sfgaer de ce interpellée suivant l'ordonnance — Verchères — Joseph Perrot."
(•) Extrait des regbtres de Contrecoeur pour 1684 : " Le hidtiesme may mil six cent quatre vingt quatre par moy Benoist Dapleîn p^'* missionnaire du séminaire de Québec faisant les fonctions curiales dans Verchère a esté baptisé dans le d. lien Angélique, fille du sieur François Jarret, seigneur de Verchère, et de demoiselle ilarie Perrot, sa femme ; est née le treîzîesme du mois d'avril de la mesme année. Le parain a été Ignasce Hébert et la mareine Jeanne Messie sa fenmie laquelle a déclaré ne sçavoir escrire ni signer de ce interpellée suivant l'ordonnance (signé) Ignasce Hébert, B. Daplein, p"."
Mariée, à Verchères, le... décembre 1705, à Nicolas-Antoine Coulon de Villiera, enseigne dans le détachement des troupes de la marine. Q)
En 1731, M. Coulon de Villiers fut nommé commandant du poste de la Baie des Puants.
En 1733, il entreprit d'aller déloger les Eenards du fond de la Baie des Puants, où ils sVtaient réfugiés. Il fut tué le 16 septembre 1733 dès sa première rencontre avec ces féroces sauvages. Le fils de M. de Villiers, M. de Eepentigny, M. Duplessis-Faber et plusieurs autres Français furent aussi tués dans cette rencontre.
M. de Villiers avait été nommé capitaine le 1*' avril précédent.
Madame de Villiers restée veuve avec plusieurs enfants obtint, le 13 avril 1734, une pension de 300 livres.
Elle ne reçut que le premier versement de cette pension car elle décéda un peu plus d'une année après son mari, à Montréal, le 30 décembre 1734. (2)
CATHERINE-GABEIELLE JAERET DE VERCHÈEES (»)
Née à Verchères le 27 octobre 1685. (^)
(*) Leur contrat de mariage fut reçu par Abel Michon le 7 décembre 1705. Le greffe de Michon fut déposé plus tard à Montmagny. On n'a pas retrouvé cet acte du 7 décembre
(«) Sur M. de Villiers et ses descendants, on peut consulter une savante étude de M. Pabbé Amédée Gosselin, Noies sur la famille Coulon de Villiers.
(*) Elle fut plutôt connue sous les prénoms de Marguerite- Gabrielle.
(*) Extrait des registres de Contrecœur pour 1685: "Le vingtseptiesme du mois de novembre mil six cent quatre vingt-cinq a esté baptisée à Verchères par moy prestre sous
Mariée à Batiscan, le 23 féirrier 1718, à Léon LeTieaa de Langj, officier dans les troupes da détachement de la marine, Tenf de Marguerite Trottier.
Madame de Langy décéda à Yerchères, le 3 août
JEAX-BAPriSTE JABBET DE VEBCHÈBES Le oontinnateur de la lignée. LOUIS JABBET DE VEBCHÈBES Xé à Verchères le 1690 C).
signé et j faisant les fonctions cnrîales, Catherine-Gabriel^ fille de H. François de Verchêre et de Melle Marie Perand, sa famé ; elle est née le Tingt-septiesme dn mois d'octobre de la mêcae année qoe dessus. A esté parrain 3Ir Gabriel Damontf maraine Maûille Jeanne Crevier qai ont signé arec mof. (Signé) J Dumont de Blaignac — Jeanne CreTier— ^nnemaad, Ptre."
i}) L'inventaire du 20 janrier 1710 fait remonter sa naissance à 1690. Son acte de sépulture, le 6 mai 176^, le dit âgé de 74 ans, ce qui l'aurait fait naître en 16^2. Il fut baptisé en 1693, ainsi qu'il appert par l'acte suivant : " Le dimanche treizième jour de septembre de l'an mil six cens quatre vingt treize les cérémonies du baptême ont été supplées à un enfant de M. François Jaret, seigneur de Verchères et lieutenant dans le détachement de la marine, et damoiselîe Marie
Perrot, sa femme, lequel né le de l'an mil six
cens quatre vingt avait été ondoie par Monsieur Fonçant Prêtre Missionnaire alors résidant a Saintonrs. Il a été noomié Louis et a eu pour parrain en cette administration des cérémonies du batème Haut et puissant seigneur Messire lirais de Buade de Frontenac Chevalier Comte de Palluaa Conseiller du Roi en ses conseils gouverneur et lieutenant gênerai ponr le Roi en Canada, Acadie Ile de Terreneuve et antres lieux de la France septentrionale ; sa mareine a été Damoiselîe Marie Anne de Saintours femme de Monsieur de Mine Ecnjer Capitaine d'une compagnie du détachement de U marine (Signé) Frontenac — ^Marie Barbe de St Oors— £» Onjotte, cai«."
M. de Verchères décéda à Verchères le 5 mai 1766.
Il avait épousé, à Verchères, le 4 avril 1736, Marie- Josephte Biron, fille de feu Pierre Biron et de Marie- Jeanne Dumouchel, et veuve de Eené Chorel Saint- Germain, notaire royal Q).
De leur mariage naquirent deux enfants :