‹ La famille Juchereau DuchesnayChapitre 11 sur 126 · V. Paul-Augustin Juchebbau db Maur · texte numérisé non relu

V. Paul-Augustin Juchebbau db Maur

Né à Québec le 13 juin 1658.

Le 13 juillet 1701, la direction de la Compagnie de la colonie de la Nouvelle-France lui remettait une commission de " receveur préposé à la recepte dos castors et dixiesme des orignaux. " Il occupait encore cette charge en 1714. (2)

On sait qu'en 1711 une flotte anglaise, sous le Commandement de sir Ilovendeit Walker, remonta le Saint-Laurent, portant un bataillon de soldats de marine et sept régiments de vétérans de Malborough, destinés à envahir le Canada. Huit des transports de Walkir se brisèrent sur l'île aux Oeufs, et plus de 900 homnie^i périrent. L'amiral anglais, découragé, rebroussa chemin.

" Les poètes, raconte la mère de Saint-Ignace, épui-

(1) Labbë Auguste GoeaeVm, Btnri de Bernièr es, premier curé de Québec, page 75.

(2i Kole de Ai. Philéas Gagnon.

sërent leur verve p.>ur rimer dé toutes les façons sur ce naufrage. Les uns étaient historiques et faisaient agréablement le détail de la campagne des Anglais ; leâ attires satiriques et raillaient sur la manière dont Vis s'étaient perdus. "

M, Paul-Augustin de Maur succomba à l'engouement général et composa la chanson suivante :

Sur Tnir : Ah ! que de' besogne à leur fusée ! Elle est mêlée, cic.

Ouacre, Vêche ot Noglesson (1)

Par une matinée,

Prirent r^lution

Do lover deux armées. '

Oh ! que de besogne^ etc.

Prirent n'aolution De lever deux armées ; L*uno, parti© de Boston, Sur cent vaisseaux portée.

Oh î que de besogne^ etc.

L'une, partie de Boston,

Sur cent vaisseaux portée ;

Les plus beaux ont fait le plongeon

Dedans la mer salée !

Oh / que de besogne, etc.

Les plus beaux ont fait le plonge9n Dedans la nier ealée.

La plus belle, Neglesson Ne l'a pas amenée.

Oh ! que de besogne, etc.

La plus belle, Neglesson

No ra pas amenée ;

Elle avait mal aux yeux, dit-on.

Craignait trop la fumée 1

Oh ! que de besogne, etc.

(1) Walker, Vetch ot Nicholson,

Elle avait mal aux yeux, dit-on, Craignait trop la fumée, DoB mousquets et du canon, De la mèche allumée !

Oh ! que de besogne^ etc

Des mousqueta et du canon, De la mêcne allumée !

— ** Ils reviendront, dit Pigeon, Dès la prochaine année ! **

Oh ! que de besogne^ etc. (1)

Dan8 l'automne de 1714, M. de Maur s'embarquait pour la France sur le Saint-Jérôme^ navire de 80 canons. Une tempête se déclara dans le Saint- Laurent et ce navire qui portait une riche cargaison de pelleterie alla se briser sur l'île de Sable. Au nombre des personnes qui périrent furent MM. Paul-Augustin Jucbereau de Maur, Lechtier do Chalus, le marquis d'Alogny, commandant des troupes, le sieur Dumontier, secrétaire du marquis do Vaudreuil, etc, etc. (2)

M. Juchereau de Maur légua sa seigneurie de Maur ou de Saint-Augustin,dont il avait hérité de son père en 1685, à son neveu François Aubert, sieur de Mille" Vaches, conseiller au Conseil Souverain.

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