MARIE-ANNE JUCHEREAU DE SAINT-DENYS
Née à Québec le 14 août 1653.
Mariée, à Québec, le 29 novembre 1669, à François Follet de la Combe Pocatière, capitaine au régiment de Carignan, fils de François Follet de la Combe, sieur
^1) Les lettres de noblesse do Nioclas Juchereau, sieur do Saint- Denjs, furent enregistrées au registre des Insinuations du Conseil Souverain de Québec, le 5 avril 1700.
(2) " Dans IVglise de Beauport *', dit l'acte de sépulture au registre de Notre-Dame de Québec. C'e^t une erreur. L'acte de sépulture enregistrée à Beauport même dit " dans lo cimetière. "
de la Pocatîëre, et de Catherine de Rossîn, de Ohelieu, évêché de Grenoble.
Lo capitaine de la Combe Pocatiëre mourat le 20 mars 1672. (1)
Sept mois après la mort de son mari, le 29 octobre 1672, madame delà Combe Pocatiëre se faisait concède • par l'intendant Talon le fief de la Pocatiëre. Lo titre de concession comportait qao Marie-Anne Juchereau tiendrait feu et lieu sur ses terres, et que, dans tout contrat avec ses tenanciers, ceux-ci s'obligeraient à résider dans l'année sur leurs propriétés de fraîche acquisition. Marie- Anne Juchereau ajouta son nom de baptême au fief de la Pocatiëre, en supprimant le nom de famille de son défunt mari. C'est ainsi que fut formé le titre du fief de Sainte- Anne do la Pocatiëre. (2)
Marie- Anne Juchereau se remaria, à Québec, le 23 février 1683, avec François-Madeloine-Fortuné Ruette d'Auteuil, seigneur de Monceaux, conseiller au Conseil Souverain et procureur-général.
Elle mourut en France oà son mari demeura de 1706 à 1718.
M. d'Auteuil décéda à Québec, à l'âge de 80 ans, le 10 juillet 1737, et fut inhumé dans la chapelle Sainte- Famille de l'église paroissiale. (3)
Du premier mariage de Marie-Anne Juchereau de
( I ) Jugements et délibérations du Conseil Souverain de la Nouvelle-France, volume I, page 776.
(2) N. L. Dionne, Sainte- Anne de la Pocatière^ page 8.
(3) Sur le pi*ocurour général d'Auteuil on peut consulter Il ne étude de Ignotus dans la Presse dos 8 et 22 novembre 1902. M. Tabbé Scott, dans son précieux ouvrage Notre- Dame de Sainte-Foy, pages 264 et seq., nous donne aus^i une foule de renseignements inédits sur la famille d'Auteuil.
Saint-Denys naquit une enfant posthume : I Marie- Thérëse ; do son second mariage elle eut onze enfants : II Antoine-François ; III Claire-Marie ; lY Philippe- Marie ; V Louis- Augustin ; VI Ignace- Alexandre ; VII Madeleine-Catherine ; VIII Charles-François- Marie ; IX Louis-Joseph ; X Pierre ; XI Charlotte- Jeanne ; XII Louise-Genevîëve.
L Marib-Thérésb Pollet db la Combe Pooatibrb
Née à Beauport le 24 mars 1672.
Mariée, à Québec, le 8 octobre 1693, à Pierre Le- Moyne d'Iberville.
Ou connaît la carrière du célèbre marin et guerrier canadien-français. " D'Iberville, dit M. Léon Quérin, fut l'un des plus grands marins à la fois et l'un des plus 'habiles navigateurs que la France ait jamais eus. C'était un héros dans toute l'étendue de l'expression. Si ses campagnes prodigieuses, parleurs résultats obtenus avec les plus faibles moyens matériels avaient eu l'Europe pour témoin et non les mers sans retentissement des voisinages du pôle, il eût eu, de son vivant et après sa mort, un nom aussi célèbre que ceux des eau Bart, des Duguay-Trouin et des Tourville, et fût sans aucun doute parvenu aux plus hauts grades et aux plus grands commandements dans la marine. " (1)
En 1706, après son glorieux exploit de l'île de Nié" vres où il prit trente navires et fit prisonnier le gou' verneur et tous les habitants, il mit à la voile pour aller attaquer les flottes marchandes de la Virginie et de Terre-Neuve, et les côtes des colonies anglaises, depuis la Caroline jusqu'au Massachusetts. H cingla
(\)^Hi8toire maritime de France^ tome troisiômo, page 426, et tome quatrième, page 162.
PIERRB LiMOYNE D*IBERVILLB
vers la Havane pour tomber sur la flotte delà Virginie pendant qu'elle s'assemblait pour retourner en Europe. Mais, dit M. Guérin, cette entreprise importante devait être interrompue par la fin prématurée de son chef. D'Iberville, dont la carrière avait été signalée par vingt ans de combats, de découvertes et d'utile;i fondations, fut victime d'une seconde attaque d'épidémie. Il expira à la Havane le 9 juillet 1706. Il fut inhumé le même jour dans la cathédrale de la Havane, dédiée à la Très J^ure Conception. (1) '
Du mariage de LeMoyne d'Iborville et de Marie- Thérèse Pollet delà Combe Pocatière naquirent : (2)
!• Pierre-Louis-Joseph LeMoyne d'i^berville né sur les bancs de Terre-Neuve le 22 juin 1G91. (3)
Sî« Marie-Thérèse LeMoyne d'iberville mariée à Jean Glaudion de la Vannerie, seigneur Dartilliers.
Après la mort de LeMoyne d'Iberville sa veuve passa en France. Elle se maria, quelques années plus tard, avec le comte Louis Je Bethune, lieutenant-général des armées du Koi. Elle entrait ainsi dans une des plus illustres familles de la vieille France. La comtesse de Bethune mourut à Paris en 1740, laissant deux enfants de son second mariage :
S* Armand, marquis de Bethune.