‹ La famille Juchereau DuchesnayChapitre 51 sur 126 · GENEVIÈVE JUCHEREAU D17CHBSNAY DE L'ENFANT JÉSUS · texte numérisé non relu

GENEVIÈVE JUCHEREAU D17CHBSNAY DE L'ENFANT JÉSUS

lorsque cette place fut attaquée par les Anglaii. Au prix de fatigues et de misëres de toutes sortes il conduisit, en hiver et à travers les bois, un certain nombre de Canadiens de Québec pour aller déloger les Anglais, n fut même blessé au cours de cette campagne.

En 1717, M. Duchesnay passa en France, et il demanda au roi de lui concéder les îles de la Madeleine, de Brion, Elamée et aux Oiseaux, avec leurs dépendances, afin d'y taire la chasse aux renards et d'y établir une tuerie de vaches marines et de loupsmarins.

Le Conseil de marine se montra favorable à sa demande. (1)

Le 18 août 1717, le roi lui accordait, en partie, ce qu'il avait demandé. " Les îles que demande le sieur Buchcsnay sont peu connues, lisons-nous dans le brevet royal. Veut Sa Majesté qu'il ait seul dans les dites quatre lieues de front sur les côtes ensemble dans l^s îles et îlots adjacents la faculté d'y faire la pêche des loups-marins et qu'à l'égard des autres pêches, qu'il les fasse concurremment avec les vaisseaux qui viendront aux dites côtes. Lui permet. Sa Majesté, de faire la traite avec tous les Sauvages qui peuvent S") trouver sur la côte et terre de Labrador sans que par raison de tout ce qui est dessus il soit tenu de payer à Sa Majesté, ni à ses successeurs rois aucune finance, ni indemnité de laquelle en quelque somme qu'elle puisse monter Sa Majesté lui a fait don et remise par le présent brevet. "

(1) Nouvelle- France. Documents historiques. Correspondance échangée entre les gouverneurs et intendants, volume 1, pago 142.

Dans ce même voyage, M. DucheBuay présenta le placet Fuîvant au Conseil du roi :

•'^ n ( M. Duchesnay ) s'est applique depuis plusieurs années à la construction de vaisseaux, et il en a fuit bâtir à Québec 7 en moins de 2 ans, depuis 100 jusqu'à 200 tonneaux, mais il y a lieu de craindre qu'on n'en puisse plus construire à l'avenir dans ce pays là» puisqu'on a aucune attention de conserver les bois, qui s'éloignent de plus en plus, les habitaints les coupatit Fans aucune réserve, pas même pour le chauffage de sorte que les villes en pourront manquer dans peu d'années.

" Il offre d'empêcher ces désordres si le Conseil veut bien lui accorder la commission de grand maître des eaux et forets. Il ne demande point d'appointements, et il promet de l'exercer avec exactitude et pour le bien de la colonie.

^^ Il est d'une des plus anciennes familles du Canada et qui u le plus contribué à l'établissement de ce pays. "

Le Conseil du roi transmit ce placet de même qu'un autre qui n'a pas été conservé à MM. de Vaudreuil et Bégon, gouverneur et intendant de la Nouvelle- France, afin d'avoir leur opinion sur M. Duchesnay.

Le 26 octobre 1719, MM. de Vaudreuil et Bégon se prononçaient contre les placets de M. Duchesnay.

Le Conseil du roi, se basant sur l'opinion des deux plus hauts fonctionnaires de la colonie, refusa les demandes de M. Duchesnay.

M. Duchesnay mourut à Québec le 1er avril 1720, et fut inhumé le lendemain dans le cimetière de Beauport.

Il ne s'était pas marié.

NICOLAS JUCIIEREAU DUCHESNAT

Né à Beauport le 1er mai 1687.

Décédé à Beauport le 20 août 1687, il fut inhumé le même jour dans le cimetière de la paroisse.

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