ANTOINE-LOUIS JUCHEBEAU DUCHESNAY
Le continuateur de la lignée.
(1) Thomas Chapais, la iTi^rm^Me^pages 98, 99. On peut aussi consulter sur l'affaire du testament , le Canadien des 13, 2i, 27 juin et 4 et 11 juillet 1807.
JULIE-MARGUERITE JUCHERE A a - DUCHESNAY
N^e à Québec le 21 juin 1768.
'* Elle perdît à l'âge do cinq ans sa mëre ; presciae à la même époque éclata la révolution américaîno, et son père fut appelé aux frontières pour défendre la patrie Cependant la petite Julie-Marguerite avait été placée au pensionnat de THôpital-Général de Québec ; e'ie s'y trouvait en compagnie de sa sœur cadette et de plusieurs cousines à différents degrés. De plus, sa grand'mëre et d'autres dames de sa famille étaient pensionnaires dans cette maison ; le vénérable abbé de Rigauville, le supérieur de l'IIÔpital-Général, était son parent. Elevée ainsi au milieu des sienn, l'aimable enfant s'habitua à affectionner le monastère presque k l'égal du toit paternel. Lorsque la paix eut été rendue au pays et que le manoir de Beauport eut repris ses gais atours, sous l'intelligente direction d'une nouvelle châtelaine^ M. Duchesnay rappela ses filles auprès de lui. Julie-Marguerite avait treize ans,-— âge heureux où l'âme ne s'ouvre encore qu'aux joies les plus simples et les plus pures, — et ces joies s'offraient à la jeune fil'e avec tous leurs charmes, au sein d'une famille chérie. Néanmoins, elle n'y voulut goûter que comme en passant, car déjà son cœur soupirait après les plaisirs d'une nature toute céleste. Laissant à ses sœursLouise-Françoise et Catherine-Henriette ce que le monde envisage comme de brillantes alliances, Julie-Marguerite résolut d'être tout entière à celui qui, dès ses plus tendres années, l'avait appelée à son service. Elle n'avait pas dix-sept ans, lorsqu'elle se dirigea de nouveau vers le
Baînt asile où d^jk elle avait pnssé tant de beaux jours (14 mars 1785).
" Le royaume des ciettx souffre violence : une bouche divine l'a dit, et leB divins exemples l'ont démontré. La mè^re Julie-Marguerite do Saint-Antoine ne fut pas exempte do cette loi universelle, et sa vertu, mise à répreuve, ne se démentit point. Elle eut de bonne heure en partage les infirmités ; l'asthme lui causait des insomnies habituelles, mais sans lui servir de prétexte s pour FO dispenser du lever de quatre heures ; il en était de même pour tous les autres points de sa ^^gle. La paînte communion faisait les délices de cette âme aimante : elle y puisait des forces pour supporter en paix toutes ses souffrances. L'heure de la rémunération sonna pour cette fervente religieuse le 28 avril 1818. Elle était âgée de quarante-neuf ans, et elle avait trente et un ans de profession. (1) "