‹ La famille Juchereau DuchesnayChapitre 97 sur 126 · ANTOINE-LOUIS JUCHEREAU OUCHESNAY · texte numérisé non relu

ANTOINE-LOUIS JUCHEREAU OUCHESNAY

Né à Québec le 18 février 1767.

En 1798, il était lieutenant au service de Sa Majesté dans le premier bataillon du Royal Canadien Volontaire. Il servit jusqu'au licenciement de ce régiment.

Le 6 août 1804, il était élu pour représenter le comté de Hampshire (aujourd'hui Portneuf) à la Chambre d'Assemblée.

Le 21 novembre 1809, il recevait la nomination de député adjudant général des milices du Bas-Canada, à la place de Pierre Marcoux, décédé.

L'année suivante, le gouverneur Craig l'appelait au Conseil législatif.

Le 6 janvier 1812, il était fait conseiller exécutif honoraire.

Le 29 avril 1813, l'honorable M. Duchesnay remplaçait M. Vassal de Montviel comme commissaire des transports pour le district de Québec.

Enfin, le 18janvier 1817, il devenait conseiller exécutif effectif.

Lors des funérailles du duc de Bichmond, gouver-

L'HON. ANTOINELOUIS JUCHERBAU DUCHESNAY

neur-gënéral du Canada, enlevé 'd'une façon bî tragique, îl fut Tun dee porteurs du poêle.

L'bonorable M. Duchesnay mourut subitement au manoir de Beauport le 17 février 1825.

Ses funéraîlloB se firent à Beauport le 22 février 1825. Il fut inhumé dans l'église paroissiale, sous le banc seigneurial.

(y est Mgr Plessis, évêque de Québec, qui lui rendit les derniers devoir?, et il ne voulut pas laisser disparaître celui qui avait toujours été son ami, sans lui adre$i. ser une parole d'adieu :

** Nous sommes assemblés ici, mes frë.es, pour rendre les derniers devoirs au respectable seigneur de cette paroisse, devoirs qui sont bien pénibles, puisque en les accomplissant nous dépostms son corps au tombeau, d'où il ne se relèvera qu'au jour do la résurrection générale. Si vous voyez réunis ici dans cette église un si grand nombre d'étrangers, si parmi eux se trouvent la plupart des membres du Parlement provincial, n'allez pas croire qu'ils sont attirés ici par la curiosité. Ils viennent pour honorer la mémoire d'un homme que la société chérissait pour sa bonté de cœur, son vrai patriotisme, le respect qu'il professait pour le gouvernemc^nt, son hospitalité et sa bienfaisance, et pardessus tout pour son sincère attachement à notre religion dont il remplissait les devoirs si scrupuleusement qu'il vous était un.expmple digne de votre admiration.

" Tel est le témoignage que nous portons de ses

excellentes qualités ; mais comme les jugements du

Tout Puissant diffèrent de ceux des hommes, et que

son œil découvre des taches où nous ne voyons que des

vertus, n'oublions donc pas que le cher objet de nos

regrets peut avoir quelque chose à satisfaire à la j usât

tîce divîuo. Vous donc, fidèles catholi'iues, qui croyez avec moi que nos supplications peuvent être utiles à C3UX qui descendent dans la tombe avant nous, avec le signe de la Foi, joignez vos prières à celles de TEgliie, afin de hâter son bonheur éternel.

"Mais ce n'est, pas tout. Qae sa mort soudain 3 vous serve de leçon. Apprenez à vous détacher di péché, et à vivre dans rétat où vous voudriez être à votre mort, car vous ne savez pas le jour ni l'heure à laquelle il plaira à Dieu de vous appeler à son tribuaai. Vigilate itaque^ etc., Mathieu, 25. "

L'honorable M. Duchesnay avait épDusé, à Saint- Joseph de Doschambault, le 11 février 1793, Marie- Louise Fleury de la Gorgendière, fille de feu messîre Louis Fleury de la Gorgendière, seigneur de Deschambault et de Saint- Joseph de la Nouvelle-Beauce, et de Nathalie Boudreau.

Elle mourut du choléra à Beauport le 2juillet 1832, et fut inhumée le mSme jour.

De leur mariage étaient nés : I Antoine-Narcisse ; n Louise- Amable- Julie ; III Liuise-Sophie ; IV Adélaïde-Hermine ; V Charles-Maurice ; VI Catherine- Herminc-Jjouise ; VII Henri-Elzéar.

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