ANTOINE NARCISSE JUCHEREAU DUCUE3NAY
Le continuateur de la lignée
LOaiSE-AMABLE-JULIE JUCIIEREAU DUCHESNAY
Née à Deschamb.iult le 23 juin 179».
Elle mourut aa manoir seignearial de Beauport le 31 octobre 1812, et fut inhumée dans l'église paroissiale le 8 novembre
LoursE-sopniE juchereau duciiesxay
Née à Deschambault le 15 juillet 1802.
Mariée, k Montréal, le 13 août 1828, à Bartholomew-Conrad-Augustus Gugy.
Elle mourut à Montréal le 8 juin 1842, et fut inhumée dans l'église de Beauport deux jours plus tard.
M. Gugy mourut à Beauport le 11 juin 1876, et fut inhumé au cimetière Mount Hermon, à Québec. Il s'était remarié à Mary McGrath.
M Gugy était né à Trois-Rivîères le 6 novembre 1796. 11 était le fils de Thonorable Louis Gugy, Suisse de naissance, qui fut colonel au service de l'Angleterre apr^8 avoir été officier au régiment de Schoraberg qui se distingua par sa fi<lélité à la cause royaliste, en France, pendant la Révolution. L'honorable M. Gugy fiit shc^rif de Troîs-Riviëres, puis de Montréal, et conseiller législatif.
Le 25 mars 1812, le jeune Gugy obtenait une commission d'enseigne dans les Canadian Fe^cibles. Il prit part à la bataille de Châteauguay, et quelques semaines plus tard, le 13 novembre 1813, il était promu lieutenant
La guerre terminée, M. Gugy étudia le droit, et le 7 août 1822, il se faisait admettre au barreau. Il ne tarda pas à se faire une nombreuse et lucrative clientëla.
Le 24 septembre 1881, M. Gugy était élu membre de la Chambre d'Assemblée par lo comté de Sher-
brooke. Il devait y siéger jusqu'au 27 mars 1838. H fut naturellement du côté du gouvernement, et il eut de nombreuses et émouvantes passe d'armes avec le grand Papineau.
Lors des troubles de 1837-38, il laissa là sa clientèle pour s'enrôler dans la milice. Lo colonel Wetherall le chargea d'une mission de paix auprès des insurgés de Saint-Charles. Il échoua. Sir John Colborne l'amena ensuite avec lui dans son expédition dans lo comté des Deux-Montagnes. C'est lui qui commandait la cavalerie à l'affaire de Saint-Eustache, le 14 décembre 1837. Il y fut blessé assez grièvement. (1).
Le 22 novembre 1838, M. Gugy était nommé magistrat stipendiaire pour le district de Montréal.
Le 8 juillet 1840, il recevait sa commission de magistrat de police pour le même district.
Lord Sydenham le récompensa de son zèle en le nommant, le 14 mars 1841, adjudant-général des milices du Bas-Canada à la place de Vassal de Montviel, mis à sa retraite.
La même année, M. Gugy se présentait dans le comté de Saint-Maurice mais il fut battu par l'honorable J. E. Turcotte.
Le 24 janvier 1848, le comté de Sherbrooke réélisait M. Gugy son représentant à la Chambre d'Assemblée du Bas-Canada. Il y siégea jusqu'en 1851. Il fut l'un des plus violents adversaires de lord Elgin.
(1) On a accusé le colonel Gugy d'avoir traité les Canadiens avec cruauté pendant les malheureux événements de 1837-38. Une brochure assez rare que nous avons on ce moment sous les yeux, Attestations de six curés au sujet de la conduite du colonel Gugy en 1837-38, établit qn*on a mis beaucoup plus de passion politique que de vérité dans c^ accusations.
BARTHOLOMBW-CONRAD-AUGUSTUS 6UGY
A rexpofiîtion de Londres en 1851, M. Gkigy représenta le Canada et s'acqnitta avec succës de ses délicatee fonctions.
Le 10 octobre 1853, M. Gugy était nommé inspecteur et surintendant de la police pour la cité de Montréal. Cette nomination étîiit temporaire seulement et pour aider au capitaine Ermatinger.
C'est la même année qu'il quitta Montréal pour venir s'établir à Québec. On se rappelle ses procès avec Brown qui ont duré vingt-deux années et ne ee sont terminées que par l'incendie du palais de justice de Québec, le 1er février 1873.
M. Raphaël Bellemare apprécie ainsi le colonel Gugy : " Il était propriétaire des seigneaiiea de Machîche et de la Rivière-du-Loup, Grandpré, Grosbois et Dumontier. Il eu était encore seigneur au temps de l'abolition du régime féodal en Canada, en 1854. Il était fidèle à collecter ses rentes, mais nous ne croyons pas qu'il ait jamais eu recours à desprocédés vexatoires. Plus sage administrateur de ses afiâires personnelles que l'avait été son père, il n'a pas laissé à ses héritiers de grosses dettes à payer, mais des rentes à recevoir.
" Dans la vie j ublique, comme avocat, comme colonel de milice, comme commissaire et président de la cour des sessions de la paix, comme adjudant-général et ensuite comme membre du parlement, il a toujours fait grande et belle figure. Il n'a jamais été, croyonsnous, un ennemi haineux des Canadiens-Français, mais il n'a pas été populaire parmi eux, parce qu'en politique il épousait généralement les causes et les sentiments des Anglais de son temps contre nous. Ces sentiments alors étaient beaucoup plus hostiles et injustes qu'aujourd'hui.
" Quoique d'origine suisse et canadien de naissance, il était ce qu'on appelle maintenant, britisher to the corCj " Anglais jusqu'à la moelle des os " ! Il avait du sang huguenot dans les veines et cependant le fanatisme religieux n'a jamais paru au fond de son caractère. Il était plutôt indifférent en cette matière. ** Avec lui le nom de Gugy a disparu du Oanada."(l) Du mariage de Bartholomew-Conrad-AugUstus Gugy et de Louise-Sophie Jucheroau Duchesnay naquit une fille :