‹ La famille Lambert comedie en deux actes en proseChapitre 14 sur 34 · ACTE · texte numérisé non relu

ACTE

sieur de Grandval, à qui appartenait Blancménil, est perdu de dettes, Gérard vient de vous l'apprendre...

JULIE, à part.

Quelle fatalité ramène à chaque instant ce nom aujourd'hui !

LAMBERT

La ruine du vicomte est 'complète.

JULIE, à part.

Complète !

LAMBERT

Mais laissons monsieur de Grandval. Vous supposez bien que ce n'est pas moi qui ai l'insolence de vouloir acheter quinze cent mille francs le château de Blancménil?

GÉRARD

Nous ne le supposons pas.

ADÇLE.

Malheureusement!

0,’est mon oncle qui l’achète, non pas pour lui, mais pour nous, pour nous seuls, qu’il tient absolument à avoir pour voisins. Bellevue et Blancménil ne feront plus qu’une propriété, comme lui et nous ne ferons plus qu’une famille. Donc, il a acheté Blancménil, où nous pourrons , sans altérer la physionomie de ce beau domaine, transporter notre manufacture et faire notre résidence.

JULIE, à part.

Oh non!... trop de souvenirs... jamais!

LAMBERT

Ainsi, dans trois mois, mes amis, nous serons installés au château.

ADÈLE

Excellent oncle ! Mais comment reconnaître jamais tant de bonté? Blancménil à nous! quel bonheur!... Oui, mais monsieur de Grandval?

LAMBERT

Oh! nous ne l’achetons pas avec le château !

Gérard.

Nous ne sommes pas assez riches pour le payer : il polke trop bien. *

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