HECTOR-EDMOND DUPRÉ
Hector-Edmond Dupré, le représentant de la cinquième génération des Le Compte Dupré au Canada, était né à Montréal le 29 septembre 1855, du mariage d’Antoine-Edouard Le Compte Dupré et de Marie- Julie Leblond.
M. Dupré fit ses études au collège de Lévis et à l’Académie Commerciale de Québec, dirigée par les Frères des Ecoles Chrétiennes.
Il embrassa tout jeune la carrière du commerce et entra à l’emploi de l’ancienne maison Chinic et Beaudet, dont son oncle, le sénateur Guillaume-Eugène Chinic, était le fondateur. D’étape en étape, M. Dupré devint le gérant de cette importante maison de commerce. Plus tard, lorsque la Compagnie Chinic se forma pour continuer les affaires de la maison Chinic et Beaudet, M. Dupré fut choisi comme secrétaire puis comme président de l’importante société.
Citoyen de Lévis de 1884 à 1903, M. Dupré fut président de la Chambre de Commerce de cette ville de 1894 à 1896. Il fut aussi maire de Lévis de 1900 à 1903. Il abandonna ce poste de confiance au cours de son troisième terme pour aller habiter Québec.
A deux reprises, pendant son séjour à Lévis, les électeurs du comté lui offrirent la candidature politique pour la Chambre des Communes, mais M. Dupré dut refuser cet honneur, la direction de sa maison de commerce ne lui laissant pas assez de loisirs pour s’occuper activement de politique.
Dans la vieille capitale, M. Dupré fut président de la Chambre de Commerce, la plus vieille de la Province, de 1897 à 1898.
M. Dupré décéda à Québec le 17 mai 1941, à râ^e de 85 ans.
U Evénement du 20 mai 1941 disait de M.
Dupré :
Ce matin, veille des funérailles de M. Edmond Dupré, les drapeaux flottent à mi-mât sur plusieurs édifices publics, tant à Lévis qu’à Québec. C’est que cet homme distingué a rempli une utile carrière dans les villes-sœurs, entre lesquelles il a partag'é sa vie et ses talents administratifs. En dépit de son grand âge, feu M. Dupré a fréquenté, jusqu’en ces derniers temps, son bureau de président de la Compagnie Chinic, où ses conseils financiers et ses avis, marqués au coin de la sagesse et de l’expérience, étaient toujours recherchés. Ce deuil frappe particulièrement un citoyen en vue qui a fait sa marque dans la vie publique. Pendant la jeunesse et les débuts professionnels de l’honorable Maurice Dupré, il avait lieu d’être justement fier quand on rappelait qu’ils était le fils de M. Edmond Dupré. Plus tard, son père éprouvait une satisfaction également légitime, lorsqu’on le présentait comme le père du représentant de Québec dans le gouvernement du Canada. C’est dire que l’un et
Tautre étaient dignes d'une lig’née dont Thistoire a relaté les états de service. UBvénement- Journal prie la famille Dupré d'agréer l'expression de ses condoléances. "
Ajoutons qu'à ses trop courtes heures de loisir, M. Dupré s'occupait de littérature. Il fut l'un des fondateurs et l'un des collaborateurs les plus assidus du Moniteur de Lévis, journal très répandu dans la région de Québec et qui comptait des rédacteurs de renom. Citons, entre autres, le sénateur Landry, I.-N. Belleau, plus tard juge de la Cour Supérieure, J. -Edmond Roy, Charles Darveau, conseiller du Roi, etc., etc. Ses talents littéraires valurent même à M. Dupré la décoration convoitée d'officier de l'Instruction publique de France.
M. Dupré avait épousé, à Lévis, le 15 octobre 1884, Marie-Elise-Alphonsine Blanchet, fille de l'honorable Joseph-Goderic Blanchet, ancien orateur de l'Assemblée législative de Québec et ancien orateur des Communes du Canada, et de Marie-Emélie Balzaretti.
Enfants :