MARIE-JOSEPH-NAPOLÉON-PAUL DUPRÉ
Ses études classiques terminées, M. Dupré se destina à la médecine. Admis à la pratique le 18 juin 1916, il s'établit à Québec.
Le docteur Paul Dupré décéda à Québec le
8 juillet 1930, au seuil d’une carrière qui s’annonçait très belle.
U Action Catholique du 8 juillet 1930 disait de ce professionnel de talent :
Le D"" Paul Dupré est mort. Cette foudroyante nouvelle s’est répandue ce matin, parmi la population de Québec, avec une rapidité extraordinaire et a causé partout une impression aussi profonde que douloureuse. La disparition de ce jeune et brillant médecin plonge dans le deuil non seulement la famille du reg'retté disparu et la profession médicale, mais toute la vieille capitale.
“ Le D*" Paul Dupré était sans contredit l’un des praticiens les plus en vue et les plus estimés de Québec. Il ne comptait partout que des amis et ceux qui ne le connaissaient pas personnellement, connaissaient au moins son nom.
“ Bien qu’au début de sa carrière, il s’était créé par son talent, ses aptitudes médicales, ses vastes connaissances, son affabilité, sa distinction, une réputation des plus enviable qui était la sienne.
“ Après de très brillantes études au collèg-e de Lévis, où il avait conquis le titre de bachelier ès arts, M. Paul Dupré avait suivi les cours de la faculté de médecine de l’Université Laval. Il obtint son doctorat avec très grande distinction ” et entra aussitôt à l’Hôtel-Dieu du Précieux-Sang en qualité d’interne. Après un stage de deux ans dans cette institution, le D** Dupré se rendit à Paris pour poursuivre ses études et se spécialiser dans la chirurgie. A son retour, il fut nommé assistant-chirurgien à l’Hôtel-Dieu et plus tard, après la fondation de
rHôpital St-Sacrement, on lui confia la charge d’assistant-chirurgien à cet endroit. Il avait été nommé professeur agrégé à TUniversité Laval.
“ Agé de 40 ans seulement, le D"" Paul Dupré avait déjà fourni une carrière particulièrement bien remplie. Par son travail et son intelligence, il s’était placé aux premiers rangs parmi la jeune génération de médecins et il promettait d’atteindre de nouveaux sommets. Sa mort est une lourde perte pour la profession médicale et cause d’universels regrets à Québec.
“ Le D'’ Paul Dupré était malade depuis quinze jours à peine. Transporté d’urgence à l’Hôpital St-Sacrement le 25 juin dernier, il dut subir une très grave opération. Une amélioration sensible se produisit subséquemment dans son état et ses amis espéraient le voir revenir parmi eux. Malheureusement, il eut une rechute au cours de la journée d’hier et à 1 heure 30 ce matin, il rendait le dernier soupir. Il avait fait très généreusement le sacrifice de sa vie et s’était préparé chrétiennement à la mort.
“ En plus d’être un excellent praticien, le docteur Paul Dupré était un catholique convaincu et d’une dignité de vie exemplaire. ”
A son tour, le 7 juin 1931, à la clôture des cours de l’université Laval, le recteur, Mgr Philéas-J. Fillion, rendait un bel hommage au regretté docteur Dupré :
“ La faculté de médecine, disait-il, a été encore particulièrement éprouvée. Le docteur Paul Dupré mourait dès le début des vacances, le 8 juillet. Nous ressentions un bien vif chagrin en apprenant cette nouvelle. Le docteur Dupré, l’un des plus jeunes professeurs que
rUniversité venait d'agréger à sa faculté de médecine était déjà un chirurgien très avantageusement connu du public. Professeur très estimé de ses confrères, très apprécié et très aimé de ses élèves, il était considéré par tous comme un des praticiens les plus avertis de la jeune génération. Par son travail constant, son extrême courtoisie, une conduite à tout point de vue irréprochable, il s'était acquis la plus enviable réputation. Nous ne pouvions manquer de rappeler ce soir le souvenir de ce jeune médecin qui a donné à notre université le meilleur de son temps et de son cœur. "