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M. DUPRÉ SUCCOMBE À SES BLESSURES

L.’hon. Maurice Dupré, ancien solliciteur général du Canada, a succombé, hier soir, aux graves blessures qu’il avait reçues lors de l’accident ferroviaire survenu à Maskinongé, mardi soir dernier.

Les médecins avaient espéré lui sauver la vie. Hier matin, encore, on disait à l’hôpital que M. Dupré, après avoir passé une mauvaise nuit, semblait prendre du mieux. Mais au cours de la journée, son état empira et la victime succombait à ses blessures au cours de la soirée, hier.

vSa mort porte à trois le nombre des personnes tuées dans cette tragédie.

L’état de M. Dupré s’était sensiblement amélioré, jeudi. Au point que les membres de sa famille étaient revenus à Québec, le soir, encouragés et confiants. Mais hier, M. le Dr Jean Sirois, de Québec, constata l’origine d’une congestion pulmonaire. Celle-ci se développa rapidement et se compliqua bientôt d’une paralysie rénale. Il n’y avait plus d’espoir. Les graves blessures que M. Dupré avait subies, au cours de l’accident, avaient miné ses forces. Tous les membres de sa famille, sa femme, ses enfants, ses soeurs, arrivèrent au cour de la jour-

(1) D’après Cyprien Tanguay, Dictionnaire généalogique des familles canadiennes.

née et étaient à Thopital Saint-Joseph au moment de la mort de notre regretté concitoyen qui garda sa pleine connaissance jusqu’à la fin.

On pouvait voir aussi à son chevet, ses médecins, M. le Dr J. Sirois, de Québec, MM. les Drs Jean-Louis Rochefort et Avila Denoncourt, de l’hôpital Saint-Joseph, à Trois-Rivières, MM. les 'Drs Raoul Brochu et Antoine Pouliot, de Québec. L’hon, Onésime Gagnon, C. R., C. P., son ami de toujours et son associé professionnel, était également à son chevet.

L’abbé Turcotte, aumônier de l’hôpital, avait administré les derniers Sacrements à la victime.

Notre distingué concitoyen va rejoindre son père, feu M. Edmond Dupré, de regrettée mémoire, décédé il y a plusieurs mois. Sa mort est une perte sensible pour la ville de Québec. L’ancien ministre occupait un haut rang dans la vie professionnelle et sociale de Québec. Il faisait partout honneur à ses origines et à son nom. M. Dupré ne comptait partout que des amis. Les luttes électorales ne lui suscitèrent jamais d’ennemis. Il savait toujours être courtois, affable, poli. Sa distinction naturelle ne se démentit jamais, tout au long de sa carrière {Le Soleil, 4 octobre 1941).

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