SCÈNE III
OLIVIA , seule.
Allons, c’est son étoile qui remporte sur la mienne... C’est lui qui triomphe., j’étais allée à I\ou|e dans l’espoir d : y trouver quelque preuve de scs crimes.. rien. Jacinthe n’est plus en Italie.... personne à Home n’avait fait attention à la disparition simultanée du comte de Morpnvalet de l’avcnlulier Beppo, et cinq mois s’étaient à peine écoulés qu’on ne se souvenait même plus de leur nom ..je repars; j’arrive à Toulouse en formant mille projets désespérés cl contraires... j’arrive. . félicite-toi de tou bonheur, Olivia; s’il manque un témoin à leurs noces, tu es revenue à temps pour eu servir... Oh! (Silence.) Quand je songe au passé, il me semble que je fais un rêve...
C’est quelque chose de si incroyable et de si affreux... quoi! prise dans mon propre ouvrage... quoi! perdue, perdue sans retour par la combinaison desevénemens qui devaient me sou ver... Ah! il y a une providence... mais alors, qui donc m’a mis dans le cœurcet amour que je ne puis vaincre, cet amour terrible qui a clé la cause de tous les criim?s que j’ai commis et qui sera la cause de tous les crimes que je pourrai commettre encore?.. Car enfin, ce n’est pas pour qu'il eut un nom, un rang, des richesses à partager avec moi cpie j’ai dit a Beppo : sois homicide! je le lui ai dit parce que je voyais son amour s’en aller de moi et parce que j’ai cru que nous serions unis à jamais quand il y aurait un crime entre nous deux. . (Elle se 1ère et marche à grands pas.) (/est bien, noble comte, enivre-toi «lu plaisir de voir et d’entendre ta fiancée, endors-toi dansée beau rêve, mais prend s garde au réveil! je t’en prépare un qui sera terrible.. .ah ! tu crois être à l’abri d’Olivia , parce tju’clle s’est livrée à toi sans otages, parce qu’elle n’a pasgardé une seule preuve «le ton imposlurc , parce qu’elle ne peut aller dire à ta femmc^ct à ta mère: Voire époux est un imposteur et votre fils est un assassin !.. C’est vrai; je ne puis rien de cela , Beppo ; mais je puis bien tirer de ma ceinture mon stylet d’Italienne, je puis aller me placer sur le passage de la fiancée, mesurer mon coup longuement et froidement et la frapper au cœur si juste et si vite qu’elle n’ait pas le temps de jeter un dernier regard <*t de te de dire un dernier adieu...
Cela^ je le ferai, et que le sang versé retombe sur la-létc du vrai coupable... ils doivent revenir à l’église m’a dit cette femme... il faut que je voie leur cortège, il faut que je înfl" une malédiction aux bénédictions qui Relèveront sur leur passage. L’bolcl ou je suis donne sur la place et de celle ffflf trc sans doute... non, Une cour... il faut qu'on me trouve un autre appartement.
« TAU- sonne. L’iiôlc&se rentre.