‹ La famille Moronval drame en cinq actesChapitre 23 sur 50 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

OLIVIA, I/HOTESSJ!.

L’HOTESSE. Madame a sonné ?

OLIVIA. Je voudrais une nuire chambre.

I.’llOTESSE. En vérité, je n’ai plus que celle-ci nui puisse convenir à madame...

OLIVIA. La première pièce venue me conviendra pourvu qu’elle ait des fenêtres ouvrant sur la place.

L'HOTESSE Je comprends.. Madame veut se distraire... voir le cortège des mariés, sans doute... Eh bien, je puis lui ol- Irirune chambre qui est au bout du corridor, très simple et très petite... mais les fenêtres ouvrent sur la place et vis-à-vis la cathédrale...

OLIVIA. Veuillez m’y conduire sur-lechamp...

L’HOTESSE. 11 y a un obstacle à lever; elle est occupée depuis quelques instans;

■ mais c’est par un étranger qui ne parait pas dilfieile à satisfaire... et d’ailleurs, il est justement de votre pays, car suivant cc que m’a dit le postillon qui a conduit madame, madame est Italienne?., un compatriote ne refusera pas de vous obliger.

OLIVIA. Non, sans doute... allez vite.

L’HOTESSE, menant. Je ne serais même pas étonnée que madame connût cet etranger... il m’a parlé comme vous, aussitôt que vous, et avec autant d’intérêt que vous de M. le comte (le Morqural.

OLIVI*. De tnonsieur le comte de Moronval ! cet homme a connu Moronval cii I talie?

l’iiotesse. Il vient de me le dire à l’instant même...

• OLIVIA. Courez, courez, madame... di-

les-lui qu’il vienne me parler , que je le supplie de venir me parler.

L'hotesse sort.

OLIVIA, seule. L'n homme qui a connu Moronval en Italie... le véritable Moronval, sans doute... quel espoir! si j’allai» trouver en arrivant à Toulouse cc que j’ai ■cherché si long-tems et si vainement pendant deux mois de séjour à Rome... destin, tu me dois eette revanche !.. Oh! je saurai ce que cet Italien vient faire ici.

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