‹ La famille Moronval drame en cinq actesChapitre 38 sur 50 · LE MAGASIN THEATRAL · texte numérisé non relu

LE MAGASIN THEATRAL

adressées à sa mûre...

MAD. DE MOROJIVAL. A sa mère!..

SALVIATI. lit il me fit jurer, par tout ce que j’avais de plus sacré au monde, que je porterais ce billet à son adresse avec une boucle de scs cheveux... Je n'ai pu qniller Home qu’au bout de quelque temps, je suis venu à Toulouse ! carie jeune homme était de Toulouse , et j’ai trouvé celui qui l’a tué, installé à sa place , dans ses titres, dans sa maison. Oui, madame, il y a sous le çiel une mère qui donne le nom de fils au meurtrier de son fils!

MAD. DF. MORONVAL. Cela ne se peut pas. Oh! je tremble! maistouteela ne me touche en rien, monsieur... dans quel but venez - vous me raconter cette horrible histoire ?

SAI.V1ATI. Madame, celui dont je remplis les volontés dernières, a écrit le nom de sa mère sur le billet qu’il m’a remis pourclle... voici ce billet... et voici les cheveux que j’ai coupés sur sa tctc déjà froide.

MAD. DE MOROJiVAL, reculant d mesure que Giacomo avance vers elle. Hé bien... hé bien... à qui tout cela est-il adressé ?

SALVIATI. Tenez!..

MAD. DE MOROJiVAL. A madame de Moronval...

salviati. C’est bien ce nom-là qui est écrit, n’est-ce pas?

MAD. DF. MOROJiVAL. Que me voulezvous? qui êtes-vous?., je vais appeler au secours...

salviati. Est-ce là la couleur des cheveux de votre fils ?

MAD. DE MOROJIVAL, répétant machinalement. C’est la couleur des cheveux de mon fils....

SALVIATI. Est-ce 14 son écriture?

MAD. DE MOROJiVAL. C’est son écriture.

SALVIATI Lisez-donc.

MAD. DE MOROJiVAL , lisant. «Ma mère,

• je meurs assassiné, et je vous écris cette

• lettre avec mon sang. Vous ne m'attendrez

• plus, c'est moi qui vais vous attendre!..

• mon assassin, que j'ai eu le temps de

• reconnaître, est un Italien qui me rcs- » semble et qui profitera peut-être de cette » ressemblance pour se mettre à ma place; » mais vous ne vous y laisserez pas tromper.

» n'est-ce pas, ma mère? Paul Moronv al.»

Oh!. .est-ce que je ne tais pas mourir?..

SALVIATI. Vivez pour vous venger. Il faut que la justice humaine soit satisfaite, l'assassin de votre fils est là..', dans cette chambre... il va sortir par cette porte... il

veut fuir.. .mais vous le retiendrez! et si la lecture de ce billet a pu vous laisser quelques doutes, il y a un moyen facile de vous convaincre que vous avez été trompée. Eu couvrant d’un linceuil les restes de votre malheureux fils... j’ai vu sur son bras gauche une tache naturelle, un signe qui ne peut-être imité et qui n’a pu disparaître* Voyez s’il y a une tache sur le bras de l’imposteur I et maintenant il me reste un dernier devoir à remplir.

It sort précipitamment.

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