‹ La famille PanetChapitre 45 sur 85 · III. Marie-Louise; Panet · texte numérisé non relu

III. Marie-Louise; Panet

Née à yuébec le 25 décembre 1830.

Mariée, à Québec, le 23 novembre 1853, à François-Réal Angers, avocat, veuf de Adèle Taschereau.

M. Angers décéda à Québec le 23 mars 1860, et fut inhumé dans le cimetière de la Pointe-aux-Trembles.

M. Angers était né à la Pointe-aux-Tremblesd'où il était venu faire ses études classiques au séminaire de Québec qui a formé tant de nos hommes d'élite. Il en avait remporté avec sa belle instruction un profond sentiment d'affection pour son pays.

''Québec était infesté d'une bande de brigands qui finirent par tomber dans les mains de la justice. Un jeune homme encore tout frais émoulu du collège qui commençait alors à faire son droit, fut pris de la pensée d'écrire les Révélations dît crime de Chambers, etc. Cet écrit révéla l'homme. On sentit qu'il y avait dans le jeune auteur l'étoffe d'un écrivain, un penseur profond, une tête philosophique, un esprit judicieux. Plus tard, ce même jeune homme qui roulait aussi un monde de poésie dans son âme se mit à chanter sur la lyre. Son patriotisme et sa verve se firent jour à la fois. Notre Répertoire National peut dire comment il sut l'aimer et le lui dire dans ces vers charmants qui l'ont popularisé et qui sont encore dans toutes les bouches canadiennes qui savent fredonner un air à la patrie. Mais ici où la triste réalité nous tire sans cesse par le pan de l'habit, notre poète ne pouvait pas s'attendre à chanter longtemps, et il dût renoncer au luth pour endosser la toge. Si le pays y a perdu un littérateur, le barreau y a gagné une lumière : François- Réal Angers en était devenu le Coryphée. Depuis lors dévoué aux devoirs de sa noble profession, il se consacra tout entier à la carrière qu'il devait fournir avec tant d'éclat. Parti, comme la plupart d'entre nous, d'une famille honorable mais plus douée de vertus que des dons de la fortune, M. Angers dût ne compter que sur ses propres forces pour faire sa place au barreau. Ses brillantes facultés, développées par de fortes études, ne tardèrent pas de la lui assigner au plus haut de l'échelle ; et la clientèle vint achever de mettre le sceau à ses succès. Son nom restera à côté de ceux des Moquin, des Bacquet, des Vallièn^s et des Plamondon, qui ont fait l'honneur et l'admiration du banc et du barreau canadiens. Il avait un côté de leurs talents à eux tous, ce qui le faisait si complet comme avocat. En dehors du barreau, dans les fonctions qu'il fut appelé à remplir, il montra la même sagacité, les mêmes aptitudes. Il est mort à l'œuvre.

"La question seigneuriale et les rapports judiciaires qui ont eu le concours de sa collaboration sont là pour témoigner de sa laborieuse et incessante activité. Et cependant il est mort en pleine maturité, à 47 ans.

et on peut dire qu'il n'a quitté ses travaux que pour mourir." (i)

Marie-Louise Panet se remaria, à Québec, le lî

mai 1869, à Jean-Baptiste Lamère, gérant de la Compagnie de navigation de la rivière Richelieu.

M. Lamère décéda à Montréal le 10 novembre

Madame Lamère est morte à Québec le 6 mars 1894, et a été inhumée dans l'église de l'Ancienne- Lorette.

De son mariage avec M. Angers, elle avait eu trois enfants ; elle eut un fils de son union avec M. Lamère :

1° Charles-Panet Angers né à Québec le 15 octobre 1854. Magistrat de police. Il a épousé, à Québec, le 2 juin 1886, Marie- Eliza LeMoine, fille de feu Alexandre LeMoine, notaire, et de Julie- Henriette- Emilie Massue. Ils ont une fille :

Anna Angers née à Québec le 27 août 1887.

2° Réal-Siméon-Lefebvre Angers né à Québec le 21 février 1856. Décédé à Montréal le 22 décembre 1901, il fut inhumé au cimetière de la Côte des Neiges. Entré, très jeune, au service de la maison Frottingham, à Montréal, il se fit aussitôt rénîarquer par .'^s manières engageantes, son application au travail et son honnêteté. Ses patrons, qui le tenaient en haute estime, lui procurèrent un avancement rapide. Il était à sa mort un des associés et le troisième directeur de la maison Frottingham et Workman. M. Angers avait épousé, à Montréal, le 23 octobre 1882, Joséphine Trudeh Enfants :

A. Eugène-Réal Angers né à Montréal le 1er octobre 1883.

(i) Le Canadien, 30 mars i85o.

B. Charles- Narcisse Angers né à Montréal le 13 février 1885.

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