ROSALIE PANET
Née à Québec le 30 avril 1786.
Décédée à Québec le 17 août 1786, et inhumée dans le cimetière Sainte- Famille.
LOUISE-AMELIE PANET
Née à Québec le 27 janvier 1789.
Mariée à William Von Moll de Berczy.
Un savant magistrat écrivait, il y a quelques années, au sujet de madame de Berczy :
"C'est en 1859 que je fis la connaissance de cette femme remarquable. Quoique déjà sur le retour de l'âge, elle n'en avait pas moins conservé toute sa distinction d'esprit, toute la vivacité et l'enjouement de son caractère. Tout de suite, elle me subjugua, et je n'ai jamais pu m'affranchir entièrement de cette influence si douce, je l'avoue en toute sincérité. Quoiqu'elle soit disparue depuis tantôt vingt-cinq ans, je pense à elle souvent encore, comme d'ailleurs le font tous ceux qui ont eu l'inappréciable avantage de l'approcher, de l'entendre, de jouir de son intimité. Tous conservent un souvenir parfumé de son intelligence si brillante, de ses vertus aussi modestes que réelles, des charmes fascinateurs de son esprit. Malheureusement, le nombre de ceux qui l'ont connue n'a pas été considérable, car sa vie presque toute entière s'est écoulée dans une sorte de retraite, loin de la société des villes.
"C'est aux pieds des Laurentides, à Sainte- Mélanie d'Ail'eboust, dans un manoir dont la renommée d'hospitalité s'étendait fort au loin, que s'est écoulée la vie si suave de madame Von Moll de Berczy, née Amélie Panet.
"Elle reçut chez les Dames Ursulines de Québec, les premiers rudiments de son instruction ; puis elle continua ses études à Montréal. Comme on le voit, elle était autant montréalaise que québecquoise. Quoique ses sœurs, au nombre de trois, fussent trèsbien douées sous le rapport intellectuel, et mieux partagées au physique que n'était leur aînée, les soins de leur père se concentrèrent particulièrement sur elle, et il ne négligea absolument rien pour lui orner le cœur et l'esprit. Homme érudit, rempli de science, connaissant tout le prix de l'étude et des jouissances qu'elle procure, M. Panet se fit lui-même, en quelque sorte, le précepteur de sa fille, lui enseignant avec une grande sollicitude les diverses branches des connaissances humaines qui lui semblaient propres à développer, fortifier et embellir cette intelligence d'élite.
Aussi, Amélie Panet possédait-elle une infinité de connaissances que les jeunes filles de son temps, et même d'à présent, ignoraient et ignorent encore complètement. Linguiste émérite, elle était versée dans l'italien, l'allemand et même le latin. Dans le cours de ses études, au.ssi fortes que variées, les sciences exactes ne l'avaient pas effrayée, les propositions d'algèbre et de mathématique qui d'ordinaire nous inspirent avec raison une certaine terreur, n'étaient pour elle que des raisonnements fort aisés. Toujours guidée par son père bien-aimée, elle avait puisé dans la lecture et la juste appréciation des ouvrages philosophiques du jour, des connaissances très étendues sur l'homme et les choses humaines, ce qui lui permettait de donner à son jugement, si sain d'ailleurs, toute l'envergure dont il était susceptible. Esprit délicat, fortement nourri, elle se rendait compte sans effort aucun, et du premier coup, des problèmes les plus diflSciles en apparence.
"Spirituelle, enjouée, savante, la conversation de cette femme distinguée avait un charme inexprimable. A l'envi on se groupait autour d'elle pour l'entendre discuter sur les événements, juger des hommes et des choses. Les érudits comme les ignorants subissaient involontairement son prestige et nul ne s'éloignait d'elle sans regret.
" Après son mariage, à l'âge de 32 ans, avec M. Wlliiam Von MoU Berczy, un homme bien digne de posséder une telle compagne, elle le suivit à Amherstburg, dans le Haut-Canada, mais n'y demeura que peu d'années.
" En 1832, son mari, contraint par les circonstances, vint habiter avec elle la terre de D'Ailleboust, alors tout à fait au milieu de la forêt, éloignée de toute société. C'est ici qu'ils durent se sufiire à eux-mêmes, et ils trouvèrent, en effet, le moyen de couler des jours profondément heureux, tout en faisant le bien parmi leurs censitaires, à qui ils prêchaient l'exemple de mille manières différentes. Le sort en était jeté, madame Berczy ne devait plus désormais briller dans
le monde élégant, mais bien passer la plus belle partie de sa vie dans le séjour agreste où elle s'était retirée pour y couler, avec son mari, qu'elle affectionnait profondément, et ses estimables sœurs, mesdames Lévesque et Globensky^ des jours sereins utilement remplis.
" La lettre suivante nous peint lestement le genre de vie qu'elle y mena :
D'Ailleboust, lo novembre 1833.
' ' A part de ce que nous sommes dans le temps de la réception des rentes, qui, suivant une bonne vieille habitante, ne viennent " qu'à la queue du loup," j'ai à faire face de tous côtés, et pour vous donner une idée de ma situation, je dois vous décrire ma journée d'aujourd'hui, et elle est la sœur bessanne de toutes les autres. Je commence. Je me suis levée au jour pointant pour chasser mes hommes de contre le poêle qu'ils chérissent beaucoup plus que mon ouvrage. J'ai ensuite écrémé le lait, donné le déjeuner aux gens, fait mon café — ma passioii mignonne — nioi-inême pour l'avoir à mou goût ; comme de raison, je l'ai bu.
" Faute d'avoir à qui parler durant mon repas, j'ai lu deux pages d'un traité de saint Augustin sur la grâce que je n'ai point comprise. J'avais encore une bouchée à expédier, et la dernière ligue de ma lecture à faire, quand deux habitants sont venus apporter leurs rentes Me voilà maintenant à visiter leur bled, à voir s'il est sec, net, bon, loyal et marchand. Après, devant mes propres yeux, je l'ai fait mesurer dans le hangar. Revenu à la maison, j'ai porté cette transaction sur deux livres, et j'ai donné quittance. J'ai retenu quelque temps encore les censitaires pour les questionner à la fin d'apprendre s'ils avaient vendu ou acheté des terres hors de la connaissance des seigneurs, et par ce moyen j'ai découvert qu'ils étaient tous deux en faute, ayant, l'un et l'autre, grandement
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pèc"hé contre la loi des lods et veyites. J'ai pris acte de ce qu'ils m'ont dit, et je n'ai pas manqué de leur faire une verte semonce.
" Les voilà partis ; bon, me dis-je, une affaire dé plus a été terminée ! je songe alors qu'à la campagne îe dîner presse toujours sur les talons dil déjeuner ; j'y pourvois, ainsi qu'à d'autres petits détails indispensables du ménage.
" Débarrassé de ce train, je m'affuble de ma grosse tête et chausse mes sabots, et je vais voir si l'un de mes chétifs serviteurs, enfant du sol, comme disent les patriotes, avance à battre le grain, ce que je le presse fort à faire, et si un autre bouche bien les trous des étables pour la pri^tection des animaux contre les rigueurs de l'hiver qui s'avance.
" Revenu de ma promenade et à peine réchauffée^ voici venir deux sucriers., — remarquez le joli terme, c'est ainsi qu'on appelle dans nos montagnes les gens qui font du sucre d'érable. — Ils viennent me demander à louer des sucreries, mais elles ont appartenu à d'autres ; on n'est pas certain si ces locataires veulent les remettre au seigneur ; consciencieusement, il faut s'enquérir d'eux de la chose. Mes a.spirants locataires y vont, et puis ils me rendent réponse quelque peu entortillée. Pour faire les choses absolument suivant les règles, je les fais aller consulter le garde-forêt, et lui, aussi prudent que moi, les fait revenir vers moi ; bref, je ne conclus point avec eux ; voilà, cependant, deux grandes heures consumées pour rien ; je m'en chagrine, je suis toute ahurie, et, de plus, toute enfumée, car chaque locataire ou chaque censitaire avec lequel j'ai la bonne chance de conférer a épousé une pipe à laquelle il est très fidèle.
"Je m'assieds toute abasourdie ; pourtant au bout de quelques moments, mes idées se rassemblent, et, elles me représentent qu'il n'est pas à propos de me reposer ainsi. Sur cela, je m'approche de mon pupitre, et je me mets à travailler à une requête à la Chambre d'Assemblée dont mon mari a jeté six lignes, en anglais, sur le papier, et mon frère, trois en français, mais écrites en caractères hyérogliphiques. J'ajuste
ces éléments hétéroclites de mon mieux. Au bas de la requête, ces mots : " Tel que le plan annexé le démontre," me rappelle que mon travail n'est pas terminé. Mon mari l'a tiré, sans doute, avant sou départ, mais il faut en faire un autre pour le Conseil législatif, puis un troisième pour le gouverneur. Je me mets en frais de copier le premier, et de laver, ensuite. J'avance joliment dans cet ouvrage, quand le jour vient à tomber , je n'3^ vois plus clair, je dépose mon compas et mon pinceau, et j'ordonne qu'on mette un cheval sur la carriole : il faut absolument que j'aille à un petit quart de lieue, avant la nuit, dire un mot à un certain homme. En conséquence, je m'apprête, me jetant un manteau sur les épaules ; mais quoi ? Je me sens faible, je ne sais ce que c'est. . . Tiens, tout à coup, je me rappelle que, poussée par une chose ou une autre, j'ai oublié de dîner ! Mais, la voiture est à la porte, je mangerai à mon retour. Je vas, je reviens, je dîne par un souper d'une tasse de thé. Je n'ai encore que moi pour me tenir compagnie : elle ne me plaît guère ; je prends mon saint Augustin, mais il m'a tant et si embrouillée, le matin, que je le dêprends, et je lis pour me divertir, les annonces de maisons à louer, et de choses perdues à retrouver, dans une gazette quelconque. Mon souper et ma lecture se ressemblent : je les finis bien vite l'un et l'autre.
"Voilà donc, à la fin, le moment arrivé de ra' approcher du poêle ; je m'y cantonne ; il faut pourtant que je m'égaie, me disje, que je chante un peu, et js ne sais comment, sans m'en apercevoir, je fais choix de la complainte de la pauvre reine Marie, que je chante trois fois d'un ton mélancolique. Cette vénération prend fin, et me voici à présent occupée à vous fatiguer de la description de ma fatiguante journée. Elle servira, du moins, à vous exphquer pourquoi, ayant faim et soif de vous voir, je ne profite pas d'une invitation qui me mettrait à même de satisfaire ces deux désirs."
"La maison seigneuriale était une vaste construction en bois, adossée à la montagne, assise sur de verts gazons, parfaitement entretenus, entourée de fleurs soigneusement cultivées. De là, la vue portait, d'un côté sur les sombres coteaux voisins, dont l'un était surmonté de la petite église paroissiale, et, de l'autre, sur des champs fertiles couverts de riches moissons. Les maîtres de céans s'y plaisaient. Si madame de Berczy eût continué à fréquenter ce qu'on est convenu d'appeler le grand monde, et se fût manifestée sous son véritable jour, son nom aurait été dans toutes les bouches et sou éloge entendu de tous les côtés. lya Providence en avait autrement décidé, et elle n'a fait les délices que d'un cercle restreint, mais choisi, dans lequel entraient, entre autres, MM. Jacques Viger, D.-B. Viger, le chevalier D'Estimauville, les deux Stuart, Louis-Joseph Papineau, Henri Heney, etc. Plusieurs de ces hommes distingués correspondaient fréquemment avec elle, et s'en estimaient heureux. D'autres la venaient voir et ne la quittaient jamais qu'à regret.
'• L'espace ne me permet pas de citer ici une longue pièce de vers que lui adressait notre archéologue, Jacques Viger, en 1829, au retour de l'une de ses visites, encore sous le charme du gracieux accueil qu'il avait reçu.
" Mais c'était surtout de la part de ses censitaires qu'elle était l'objet d'un véritable culte, puis-je dire. Bonne, affectueuse, charitable, sympathique, elle se faisait toute à tous ; elle n'avait que des paroles de compassion et d'encouragement pour ceux qui étaient aux prises avec la souffrance et les adversités de la vie. Sans enfants — elle n'en avait eu qu'un seul, mort en très bas âge, — elle savait puiser dans son large coeur ces .sentiments de tendresse maternelle dont il était rempli, et les répandaient à pleines mains sur les autres. Quels efforts ne fit-elle pas, en 1837, pour sauver de l'échafaud un neveu affectionné qui, dans la fougue de la jeunesse, s'était laissé entraîner par le mouvement politique d'alors ? Aussi vit-elle le succès couronner ses pressantes instances auprès de lord
Sydenham, qui bientôt rendit le fils à sa mère éplorée. Combien d'autres, que je pourrais nommer, ont été l'objet de ses nombreux bienfaits ! Sou plus grand bonheur, disons-le, était de faire des heureux, et elle en faisait beaucoup qui, pour sa récompense terrestre, — chose rare —n'ont pas été ingrats.
"]e ne l'ai point dit encore, mais il a été facile de l'entrevoir, madame Berczy aimait passionnément la littérature, et s'y livrait volontiers. Elle a beaucoup écrit, tant en prose qu'en vers, et nous a laissé de fort jolies choses qui révèlent chez elles les éminentes qualités qui la distinguaient à un si haut degré.
"D'une génération plus jeune que mademoiselle Marguerite de Lanaudière, si appréciée par la société québecquoise de son temps, elle lui ressemblait par plus d'un côté, et son indifférence pour la toilette n'en était pas le moindre.
"Et que dire de leurs connaissances du droit civil, surtout des lois seigneuriales ?
"Il y avait aussi plus d'un point de contact entre leurs salons respectifs, ainsi que pourraient l'attester ceux qui ont pu les fréquenter l'un et l'autre. L'un pourtant était le rendez-vous du beau monde de Québec, tandis que l'autre ne recevait que de rares amis, toujours chaudement accueillis, cependant. Là, presque aux confins de la civilisation, on était ravi, en pénétrant dans le salon de madame Berczy, du contraste qu'il avec tout ce qui l'entourait. On eût dit un oasis dans le désert ! Vous tombiez alors sous les coups de la baguette merveilleuse de celle qui y commandait !
"Ce salon était simplement mais confortablement meublé. Vaste, élégant, commode, à ses murs étaient suspendus, dans des cadres sans ornements, les portraits des ancêtres venus de la vieille France, ceux de chefs sauvages renommés par leurs actes de bravoure, et de jolies scènes historiques ou de riants paysages dus à l'habile pinceau du père de M. Berczy ou faits par luimême. Par de hautes croisées à petits carreaux entraient à grands flots la lumière, l'air embaumé des
champs et les acres senteurs de la montagne ; on entendait les oiseaux gazouiller dans les fleurs et les arbustes du jardin ou dans les grands pins qui ombrageaient la porte principale du bon vieux manoir. Sur de hauts fauteuils à riches tapisseries, aussi bien que sur des tables qui avaient dû voir autrefois le jour à Paris, — d'où venait originairement la famille Panet, — gisaient, pêle-mêle, des livres neufs ou vieux, grands ou petits, écrits en langues vivantes ou en langues mortes : il y en avait pour tous les goûts et de tous les formats. Ça et là, l'œil était flatté à la vue de ces petits riens que la femme de bon goût sait toujours entasser si artistement autour d'elle.
" lyC manteau sculpté de la vaste cheminée, surmonté de la glace traditionnelle, contenait des objets précieux que l'on ne s'attendait guère à voir dans cet endroit isolé. Des guéridons faits en vieil acajou d'Espagne étaient couverts de pinceaux, de palettes à broyer les couleurs, de crayons de papier, de délicieuses aquarelles, d'ébauches de dessins. C'était le cabinet de travail de la maîtresse du logis en même temps que sa chambre de réception. D'une vieille pièce d'argenterie, au chiffre de la famille, coulait ce café exquis que l'affable hôtesse ne manquait jamais de vous offrir dans une délicate porcelaine de Chine, tout en vous priant de vous servir à votre goût d'une délicieuse crème levée par elle-même dès l'aube matinale. Musicienne, madame Berczy s'empressait, lorsque la conversation semblait avoir besoin de quelques moments d'interruption, de se mettre au clavecin et de charmer ses visiteurs par son jeu toujours gracieux ou de les toucher par le chant d'une douce romance. On se serait cru dans l'un de ces châteaux séculaires, perdu dans le fond des Alpes ou des Pyrénées. C'était ravissant de simplicité, d'élégance et de comfort. Oh ! qu'il faisait bon de passer quelques heures dans cet espèce de paradis terrestre, et comme il en coûtait toujours de s'en éloigner !
" Parvenue à l'âge avancée de soixante-et-treize ans, le 24 mars 1862, madame Berczy, après une longue maladie, descendit dans la tombe, universellement
regrettée, surtout de son mari, qui alla la rejoindre quelques années plus tard. Voulant être humble jusqu'à la fin, elle se fit inhumer dans le petit cimetière de la paroisse, tout à côté de ceux qu'elle avait tant aimés durant sa vie. Si jamais votre étoile vous conduit vers d'Ailleboust, veuillez entrer dans le modeste enclos où elle repose, et là, agenouillé sur cette terre sanctifiée par l'église et par la présence de sa sainte dépouille, adressez au ciel une fervente prière pour le repos de la belle âme d'Amélie Panet. "(i)
M. William Von Moll de Berczy mourut à Sainte- Mélanie d'Ailleboust le 9 décembre 1873, à l'âge de 83 ans et 1 1 mois.
CATHERINE- HÊLOISE-P ANET
Née à Québec le 5 mai 1792.
Décédée à Montréal le 12 juin 1797.
VU
CHARLOTTE-MÊLANIE PANET
Née à Québec le 11 septembre 1794.
Mariée, à Montréal, le 16 mai 18 14, à Marc- Àntoine-Louis Lévesque, avocat.
M. Lévesque mourut le 8 mai 1833, et fut inhumé dans le cimetière de Sainte- Mélanie d'Ailleboust.
La Gazette de Québec du 23 mai 1833 publiait la note suivante à l'occasion de la mort de M. Lévesque :
"Le 8 du courant après une longue et doulou-
(i) lya Kermesse, p. 129.
reuse maladie, à l'âge de 51 ans, Marc-Antoine-Louis Lévesque, écuyer, avocat, ci-devant un des greffiers de la Cour du Banc du Roi pour le district de Montréal, et lieutenant-colonel du huitième bataillon de la milice du comté de Montréal. M. Lévesque avait servi durant la dernière guerre comme capitaine dans le 5e bataillon des milices incorporées. Il fut nommé, le 22 mai 181 2, juge- avocat, et fut commissionné le 12 janvier 18 13, pour agir comme député-adjudant-général des milices. Depuis huit années, M. Lévesque souffrait avec courage et résignation des effets d'une attaque de paralysie. Il laisse après lui une famille et de nombreux amis pour déplorer sa perte. M. Lévesque était un homme des sentiments les plus honorables et de la plus stricte intégrité ; ami sincère et généreux, père tendre et époux affectionné, et l'on peut dire que par sa mort la société a été privée d'un de ses plus beaux ornements. "
Madame Lévesque décéda à Sainte- Mélanie d'Ailleboust le 16 septembre 1872, et fut inhumée dans le cimetière de cette paroisse. (1)
Enfants :