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L'HON. PHILIPPE PANET

*%a piété de M. Panel était aussi éclairée que solide, et aucune d°s questions religieuses les plus élevées et qui se rattachent aux destinées futures de l'homme lui était étrangère. L'esprit religieux dont il était pénétré lui inspirait le plus grand respect pour le culte divin et les rites de l'église.

"Que d'infortunes sa générosité a soulagées. Sa charité chrétienne lui faisait verser des aumônes abondantes dans le sein des pauvres.

"Ce n'est pas seulement une intégrité rare que

M. Panet apportait dans les affaires qu'il avait à

^ traiter, c'était une délicatesse qui fait contraste avec

cet esprit d'égoïsme et de cupidité que l'on rencontre

si souvent aujourd'hui.

"Il était très sensible à l'attachement des quelques amis qui, de temps à autre, allaient le voir avec le désir de faire diversion à ses souffrances. Ajoutons qu'ils étaient cependant bien récompensés de cette marque d'amitié par l'intérêt qu'offraient les entretiens provoqués par leur visite.

"Malgré les souffrances habituelles qui minaient sa constitution, M. Panet avait atteint l'âge avancé de soixante-dix ans, et rien ne faisait présager la fin subite qui l'a ravi à sa famille dont il possédait toute l'affection ; du reste il la méritait bien par son empressement à lui être utile en toute occasion et à l'aider de ses conseils toujours dictés par la sagesse et la prudence.

' 'M. Panet a trouvé dans les secours de la religion, la force et les grâces dont l'homme a besoin pour franchir la limite si redoutable qui sépare ce monde passager de celui où ses destinées seront fixées pour toujours.

"Ces secours lui furent donnés par M. l'abbé Pélissier. Prêtre vertueux autant qu'éclairé et aimable, il avait su apprécier les belles qualités de M. Panet qui résidait dans la paroisse qu'il desservait." (i)

(i) 1,' Opinion publique, 6 juin 1872.

C'est le 31 mars 1870, que la mort vint mettre fin aux souffrances de M. Panet.

M. Panet avait épousé, -à Montréal, le 20 août 1827, lyOuise-Clorinde, fille de Jean Bouthillier, lieutenant-colonel, commandant du 3e bataillon de milice de Montréal, et de feue Louise Perthuis.

Elle mourut du choléra à Montréal le 23 juillet 1832, à l'âge de 33 ans.

Elle avait eu deux enfants :

MARIE-LOUISE PANET

Née à Montréal le 28 mai 1829.

Mariée, à Montréal, le 15 septembre 1851, à Arthur Lamothe, avocat.

M. Lamothe mourut à Montréal le 6 février 1865.

Sa veuve se remaria, à Montréal, le 10 février 1879, à son cousin germain Pierre-Thomas Lévesque. (1)

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