‹ La famille Sirven; ou, Voltaire à Castres. Mélodrame en trois actesChapitre 19 sur 50 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

BRÉMONT, ensuite GERMAIN.

BRÉMO^T.

J'avais prévu sa détermination • raison de plus pour se bâter !... ef Germain,..

GERMAIN

Me voilà , Monsieur, j'ai couru vous clicrcber su château; je suis revenu ici , ei je n'ai pas obc me présenter à vous devant M. Adolphe.

brl'kont.

Tu as Lien fait. Quelques mois qui, sans doute, me sont e'chappé»

imprudemment , ont éveillé ses soupçons ; j'ai toui à craindre d« ta résistance : mais si Pauline est en mou pouvoir...

GERMAIN

Elle y sera , Monsieur, et celte nuit même.

BRÉMONT

Cette nuit !

G£RMAm.

D'après vos ordres , j'ai tout observé. Le père sortait, ']c l'ai suivi ; il a retenu une cliaiîe de po.^tej à huit heures, elle doit «e trouver à la porte de sa ferme. x\vec un louis d'or, j'ai gagné le postillon j c'est un ennemi de moins en cas de combat.

brÉmont.

Mais celte chaise de poste, à qui est-elle destinée?

BRtMOKT.

A la jeune personne, sans doute, car M. Sirven est arrivé à la ferme avec sa fille Thérèse et son gendre. D'ailleurs, pour ne rien risquer , j'ai laissé Philippe en observation ; j'ai fait retenir des chevaux par André, et je suis accouru pour recevoir vos dernières instructions.

BnÉMONT.

Bien! je suis content de toi. Tout nous favorise... Sirven croit me prévenir; il veut éloigner Pauhne et me cacher le lieu de sa retraite; il me fournit le moyen de m'emparer d'elle sans avoir à redouter aucun soupçon. Adolphe sera séparé de celle qu'il aime, et quoi qu'il arrive, c'est Sirven seulement qu'on aura le droit d'eu accuser I Retouri>e à ton poste , épie l'instant favorable, et fais en sorte qu'elle ne puisse lu'cchapper... Tu la conduiras à l'abbaye de Trénolle : là, grâces à ma recommandation, elle trouvera contre les poursuites de mon neveu un asile plus sûr que celui qu'avait choisi son père. { Lui j étant une bourse.') Tiens, voilà pour exciter ton zèle et payer ton silence.

On entend une musique gaie*

GERMAIIT.

Ce sont les gens de la noce...

brémokt.

Pars; rejoins Pauline, moi , je rentre au château, et je vais donner des erdres pojir que mon neveu n'en puisse sortir aujourd'hui.

Germain s'éloigne rapidement.

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